Actualité : Les nano biotechnologies iséroises boostent le pôle de compétitivité mondiale Lyonbiopôle

 

10-2006

Lyonbiopôle regroupe les acteurs de la lutte contre les maladies infectieuses, première cause de mortalité dans le monde. Les molécules et les protéines trouvent aujourd'hui un adversaire de taille dans l'identification et le traitement des éléments pathogènes : les micro et nanotechnologies.

Entre les nanobiotechnologies grenobloises et les savoirs médicaux lyonnais, Jean Chabbal (CEA-Leti - responsable du département micro Technologies pour la biologie et la santé) voit « un renforcement mutuel concrétisé par un ensemble industriel et scientifi que de niveau mondial ».
D'un point de vue technique, l'univers des microsystèmes est parfaitement dimensionné au monde de l'investigation biologique : ces technologies permettent en effet de travailler directement à l'échelle des molécules, des anticorps et de l'ADN.
Pour Christian Seux, Président de BD France, « l'épidémiologie est le lien le plus direct entre médecine et technologies ».

La complémentarité des savoir-faire
Depuis une décennie, l'interaction entre les biologistes du CEA et de l'université Joseph Fourier et les physiciens du Leti se renforce pour dynamiser l'innovation dans le développement de systèmes miniaturisés dédiés aux biotechnologies.
L'objectif principal du programme Nanobio est d'aboutir à des avancées technologiques en biologie moléculaire, en particulier pour accélérer la vitesse de diagnostic. Ce dernier élément, essentiel en infectiologie, a favorisé l'installation de bioMerieux sur le Polygone scientifique grenoblois.
L'implantation de l'industriel lyonnais au cœur des labos isérois de recherche marque une nouvelle étape dans le couplage des applications, à la fois en diagnostic médical, mais aussi dans la délivrance de vaccins, secteur d'activité de BD, industriel de rang mondial installé dans l'agglomération grenobloise.

Un axe Lyon-Grenoble
Aujourd'hui le pôle mondial de compétitivité Lyonbiopôle renforce la collaboration entre industries privées et recherche publique et conforte les collectivités territoriales dans leur volonté de développer les partenariats entre les deux métropoles de Rhône-Alpes.
Tristan Rousselle est PDG de Protein'eXpert, une start-up de 30 salariés spécialisée dans les protéines recombinantes, composante essentielle des principaux médicaments biotechs.
Au sein du pôle mondial, il analyse le rôle des PME : « notre valeur ajoutée reste l'approche innovante, mais celle-ci n'a de sens que si elle s'intègre dans un process industriel. » Christian Seux, à la tête des 1200 salariés de BD France lui fait écho : « nous faisons valider par les start-up les idées dans l'air du temps, il faut ensuite traduire la réponse technique en process de fabrication ». Le pôle de compétitivité permet de finaliser la recherche en l'inscrivant, dès la phase de projet, dans une dynamique de diffusion internationale, car l'accès à de nouveaux marchés conditionne l'émergence des projets. Dans un très proche avenir, le fonctionnement de Lyonbiopôle peut et doit faire école : pour Jean Chabbal, « l'axe Lyon- Grenoble a valeur d'exemple reproductible, notamment en cancérologie ».


> Source : Grenoble Isère Report (AEPI) - Octobre 2006


 
 

[Actualité Minatec] [Revue de presse Minatec] [La lettre Minatec] [Actualité internationale] [Agenda local] [Agenda International]