La start-up NatX-ray vient de créer une filiale américaine à San Diego, en Californie, au cœur d’une des régions du globe les plus actives en biotechnologies. Son activité première sera la vente de consommables pour la cristallographie des protéines : kits de phasage fabriqués en France et plaques de cristallisation, dont une nouvelle plaque conçue par l’IBS avec la société allemande Greiner BioOne. Cette plaque est en cours de test par de nombreux utilisateurs, dont le Scripps Research Institute, un centre majeur de recherche biomédicale.
NatX-ray recrutera son premier salarié américain lorsque les ventes aux US démarreront. Avec cette filiale « légère » créée sous une forme juridique simplifiée, elle dispose aussi à moindre coût d’une position de choix pour aborder le Canada et l’Asie.
Contact : contact@natx-ray.com
La société américaine Presto Engineering, spécialiste des méthodes de test et d’analyse des composants semiconducteurs 3 D, vient de créer un laboratoire commun avec le Léti. Elle y affectera jusqu’à dix personnes cette année. Cette entité travaillera sur les nouvelles problématiques induites par ces composants tridimensionnels, en particulier au niveau des vias traversants : détermination des mécanismes de défaillance, stratégies de test, accès physique au silicium dans des empilements de couches, etc.
Presto Engineering se prépare ainsi à renforcer ses prestations d’aide à l’industrialisation en volume auprès des fabricants de composants 3 D. La société, qui compte aujourd’hui 45 salariés, espère créer 70 emplois en France et en Europe en s’appuyant sur les travaux du laboratoire.
Contact : michel.villemain@presto-eng.com
En cours de création, la société Promise Advanced Proteomics est le fruit de la synergie entre la recherche du CEA en biotechnologie et l’expertise du groupe PX’Therapeutics, spécialisé dans l'ingénierie et la production de protéines recombinantes pour la recherche biomédicale. Promise exploite une technologie innovante issue du laboratoire d'Étude de la Dynamique des Protéomes et brevetée en 2007. Parfaitement adapté à l’étude des protéines thérapeutiques et des biomarqueurs, ce procédé permet l’analyse quantitative des protéines par spectrométrie de masse.
À ce jour, Promise a déjà des clients et des partenariats industriels se dessinent. Ces avancées vont ainsi permettre à la société de se structurer et d’embaucher plusieurs salariés dans les prochains mois.
Pour en savoir plus : www.promise-proteomics.com
Contact : virginie.brun@cea.fr
La start-up grenobloise Eveon lance le développement de sa deuxième génération de systèmes d’injection sans piston grâce à un projet FUI doté de 4,5 millions d’euros. Elle collabore avec deux industriels, A.Raymond et Cedrat, et deux laboratoires, l’IMEP-LAHC et le Léti. Il s’agit de mettre au point d’ici mi-2013 un système miniaturisé plus précis que la version actuelle, pour l’injection de molécules à forte valeur ajoutée telles que les anticorps monoclonaux ou certains vaccins. Le dosage de certains produits se calcule en effet au microlitre près. Les deux laboratoires participeront au développement de la micropompe (cœur du dispositif), à son packaging, son encapsulation et sa connectique, ainsi qu’au transfert industriel.
Eveon vient par ailleurs de recevoir le Prix 2010 des jeunes entreprises innovantes décerné par l’Usine Nouvelle, catégorie « Produits Innovants ».
Contact : vte@eveon.eu
750 000 euros : c’est la somme que Fluoptics vient de lever à l’occasion de son premier tour de table, auprès de CEA Investissement et de business angels régionaux (Grenoble, Lyon, Savoie) qui ont été très nombreux à participer à l’opération. La start-up, installée dans les locaux du Léti, est spécialisée dans l’imagerie de fluorescence pour l’aide à la chirurgie des cancers. Elle aide les praticiens à délimiter précisément les tumeurs lors des interventions.
Fluoptics va utiliser les fonds collectés pour finaliser les étapes précliniques d’un traceur développé avec une équipe de l’UJF. En parallèle, elle continue à travailler avec le Léti sur d’autres types de traceurs et sur de l’instrumentation d’imagerie optique. Elle compte par ailleurs recruter trois collaborateurs cette année.
Contact : odile.allard@fluoptics.com
Suite à la liquidation fin 2009 de l’entreprise Faure Ingéniérie qui avait en charge la réalisation des lots techniques du Bâtiment des industries intégratives, le chantier a pris deux mois de retard. Stoppés jusqu’à ce que ce que Campenon Bernard Régions reprenne l’ensemble des contrats de sous-traitance, les travaux ont repris en mars.
Aujourd’hui, les opérations de pré-réception ont été réalisées pour la partie architecturale. Côté lots techniques, si le traitement de l’air et l’électricité sont achevés à 95 %, les installations de sécurité et la chambre anéchoïde ne sont pas encore prêtes. La livraison du B2I est prévue le 21 juin et les équipes s’y s’installerontcet été. Le premier show-room ne sera cependant terminé que fin octobre, date à laquelle le B2I sera opérationnel dans toutes ses composantes.
Contact : gerard.bievelot@cea.fr
Une nouvelle start-up s’installe au BHT : Ethera, créée en mars par trois associés (dont Sylvain Colomb du BEM* et Yves Bigay de DSM), qui développe une technologie à base de sol-gel pour détecter tout type de gaz dans l’atmosphère. Les « éponges » nanoporeuses d’Ethera sont imprégnées d’un principe actif spécifique au gaz recherché. Leur couleur évolue de manière linéaire en fonction de la concentration.
La start-up vise le marché de la qualité de l’air intérieur, avec un premier produit pour la détection du formaldéhyde, polluant que les autorités mesurent déjà dans les crèches et les écoles en attendant une réglementation en 2012. La gamme comprendra des dosimètres pour les salariés les plus exposés et des produits de mesure de l’exposition chronique.
* Bureau d’études marketing
Contact : yves.bigay@ethera-labs.com
Spécialiste de la microfabrication de composants multimatériaux par impression jet d’encre, la société Ceradrop (Limoges) se dote d’une seconde implantation française avec l’ouverture d’un bureau à MINATEC. Objectifs : se rapprocher du pôle Minalogic et de ses clients locaux (industriels et laboratoires de recherche), en démarcher de nouveaux et suivre de près le projet FUI lancé fin 2009 avec l’IMEP-LAHC (composants magnétiques à géométrie complexe).
La technologie CERADROP, idéale pour des designs à la demande et des petites/moyennes séries, permet de réaliser des composants multimatériaux de taille millimétrique avec une précision inférieure à 50 microns pour les détails les plus fins. Elle est applicable à tous les matériaux (céramiques, métalliques, polymères) ainsi qu’à tous types de solutions.
Contact : m_borella@ceradrop.fr
Moins de 3 secondes pour lire le profil d’identité complet d’un passager : le passeport électronique IDeal PassTM de Sagem, dont le CESTI* (hébergé au Léti) a récemment évalué les performances, est le plus rapide du marché. Il est basé sur une technologie carte à puce et permet d’accélérer les processus d’embarquement et de débarquement dans les aéroports, tout en répondant aux spécifications de sécurité les plus élevées.
La présence du CESTI à MINATEC est peu connue car ses travaux restent le plus souvent confidentiels. Il est l’un des trois centres français agréés pour l’évaluation des technologies carte à puce, cette évaluation étant obligatoire pour prétendre à une certification officielle.
* Centre d’évaluation de la sécurité des technologies de l’information
Contact : francois.vacherand@cea.fr
Les lab-on-chip ne sont pas seulement plus compacts et moins chers que les instruments d’analyse traditionnels : ils peuvent aussi être plus performants. C’est le cas des derniers prototypes du Léti constitués d’une colonne de nanochromatographie à micropiliers réalisée par gravure profonde sur la plate-forme MEMS200, et d’une source d’électrospray (ESI) directement interfaçable avec un spectromètre de masse. La taille submicronique des piliers confère au système un excellent pouvoir de séparation ; l’intégration sur un même composant de la source et de la colonne évite toute dégradation lors du transport de l’échantillon.
Des validations vont être menées sur un marqueur du cancer du cerveau et des poumons, à des concentrations d’environ 50 ng/ml, pour confirmer les performances du dispositif.
Contact : pierre.grangeat@cea.fr ; nicolas.sarrut@cea.fr




