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Editorial
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Minatec au cœur des nanotechnologies et nanosciences |
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Les
nanotechnologies grenobloises adossées à un pôle
international de nanosciences
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| L'Institut
national polytechnique (INP) de Grenoble s’est engagé à développer
avec ses partenaires les nanotechnologies et les nanosciences au
sein du pôle Minatec. Notre établissement, fidèle à son esprit pionnier,
après avoir été à l’initiative du développement local et national
de l'hydraulique et de l’électricité, de la microélectronique et
de l’informatique, se lance dans l’aventure des nanotechnologies.
Le pôle Minatec dans lequel se sont engagés l’INP Grenoble et le
CEA en sera un élément moteur. En s’appuyant sur une activité de
recherche locale importante avec plusieurs centres nationaux (CNRS,
CEA, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique
[INRIA]…), deux centres européens (Institut Laue Langevin [ILL],
European Synchrotron Radiation Facility [ESRF]) et ses universités
(Université Joseph Fourier, INPG), ce pôle vise à favoriser le couplage
entre les nanosciences et les nanotechnologies.
Les “nanosciences”, c'est l'étude des propriétés de la matière à
l'échelle de quelques dizaines ou centaines d'atomes (échelle nanométrique).
Une des motivations principales pour travailler à cette échelle
est liée à la miniaturisation en microélectronique afin de réduire
la taille des composants. Cette miniaturisation est classiquement
obtenue par des procédés de gravure de plus en plus sophistiqués.
C’est l’approche “top-down”. Un autre développement de la recherche
s’oriente vers des solutions radicalement nouvelles partant de la
limite inférieure, celle de l'atome, pour concevoir et réaliser
des matériaux nouveaux qui auraient des propriétés physiques, chimiques
ou biologiques améliorées. C'est l'approche "bottom-up", la base
des nanosciences et des nanotechnologies. Elle s'appuie sur l'invention
de nouveaux outils et méthodes de fabrication et le développement
d'une instrumentation spécifique. Toutes les disciplines (physique,
chimie, ingénierie, biologie, logiciels, optique...) sont concernées
ainsi que tous les organismes de recherche. Aujourd'hui, si à l'échelle
mondiale, une part importante de l'activité des laboratoires de
recherche est dédiée aux nanosciences et aux nanotechnologies, c'est
bien parce qu'il s'agit d'un secteur stratégique en croissance rapide
qui présente un énorme potentiel de développement économique. En
témoigne l'importance des programmes et des soutiens financiers
apportés à ce secteur.
La mise en œuvre efficace de ces programmes implique la création
de fédérations et de “centrales de technologie” regroupant respectivement
laboratoires et équipements de recherche.
L'INP Grenoble est largement impliqué dans cette dynamique avec
ses équipes de recherche et par le biais des projets fédératifs
locaux et régionaux. Tout récemment, cet engagement en Rhône-Alpes
s'est traduit par la création en partenariat avec le CNRS et les
universités rhônalpines de la Fédération des Micro et Nanotechnologies
(FMNT). Cette fédération s’appuie sur les plates formes technologiques
du site, parmi lesquelles celles du Centre interuniversitaire de
micro-électronique (CIME) et de Nanofab. Cette fédération jouera
un rôle structurant essentiel pour la recherche au sein de Minatec.
Une des forces du projet Minatec est de regrouper, sur un même site,
un ensemble de compétences contribuant au développement industriel
des nanotechnologies de pointe et de leurs applications. Cette proximité,
alliée à l'existence de liens forts entre l'université, la recherche
et l'industrie, est un atout majeur du projet grenoblois.
Paul
Jacquet Président de l’Institut National Polytechnique de Grenoble
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A gauche : image d’un îlot de silicium de
5 nm de diamètre, noyé dans un film de silice, développé pour réaliser
un nouveau type de mémoire (cliché CEA/DRFMC). A droite : empilement
de boîtes quantiques de GaN au sein d’une matrice de GaAlN. Ces
structures sont développées pour réaliser des lasers émettant dans
l’ultraviolet (cliché CEA/DRFMC).
Avec Minatec,
la région grenobloise devient l’un des tout premiers pôles mondiaux
des micro et nanotechnologies. Cette confirmation ne doit rien au
hasard car Grenoble a bâti, de longue date, un socle de nanosciences
qui, aujourd’hui, lui permet de passer avec succès de la recherche
fondamentale aux applications.
La bataille de l’infiniment petit est l’un des enjeux économiques
les plus importants de ce début du troisième millénaire. Cette bataille
stratégique sera gagnée par ceux qui auront su développer, en amont,
à la fois des connaissances et des outils pour maîtriser un univers
dont la dimension de référence est l’atome. L’ensemble qui consiste
en l’étude des propriétés de la matière à l’échelle des atomes est
rassemblé sous le vocable de “nanosciences”. Elles conduisent par
exemple à l’élaboration de nouveaux matériaux ou à la réalisation
de composants de dimensions submicroniques (construits à partir
de moins de 1.000 atomes !) et permettent d’envisager un potentiel
énorme d’applications nouvelles dans des domaines aussi divers que
l’électronique, la robotique, la santé, les télécommunications,
l’optique ou la mécanique.
Grenoble fait partie des rares territoires qui, dans le monde, disposent
depuis plus de 20 ans de solides compétences, toutes disciplines
confondues, pour la recherche sur les propriétés des objets de très
petites tailles. Aujourd’hui, comme l’indique Michel Lannoo, directeur
scientifique adjoint du département Sciences physiques et mathématiques
du CNRS, les chercheurs ont cette capacité de “travailler au niveau
moléculaire, atome par atome, pour créer des structures de grande
taille avec une organisation moléculaire fondamentalement nouvelle
(...) et avec des propriétés grandement améliorées.”
Plus d’un millier de chercheurs grenoblois travaillent sur les “nanosciences”.
Leurs recherches concernent les matériaux, les composants, les micro
systèmes et les technologies… Avec les équipes de recherche fondamentale
du CEA, du CNRS, de l'Université Joseph Fourier et de l'INP Grenoble,
Grenoble dispose d'un dispositif de recherche pluridisciplinaire
unique en Europe. Cette pluridisciplinarité est, probablement, l’un
des facteurs clés de succès pour gagner cette bataille de l’infiniment
petit.
Ce dispositif de recherche s’appuie sur de grands équipements européens
dont la densité est, là encore, exceptionnelle : l’Institut Laue-Langevin
(ILL, source de neutrons), l’European Synchrotron Radiation Facility
(ESRF, synchrotron), l’European Molecular Biology Laboratory (EMBL,
biologie moléculaire) et le Laboratoire des champs magnétiques intenses,
qui permettent de traquer les atomes dans leurs derniers retranchements
et de mener au cœur des matériaux des expériences déterminantes
dans les nanosciences.
En outre, la communauté nanoscientifique grenobloise s’organise
pour mettre en commun des outils spécifiques de plus en plus sophistiqués
(en microscopie par exemple) et bénéficie d’un accès par le CPMA
(Centre de Projets en Microélectronique Avancée) à des équipements
du CEA-Léti comme la plate-forme technologique PLATO ou la plate-forme
Nanofab (nanofabrication ; cf encadré) au Centre de recherches sur
les très basses tempéréatures (CRTB) ou celle du Département de
recherche fondamentale sur la matière condensée (DRFMC) du CEA.
Au-delà des centres de recherche publics, l’existence d’une puissante
industrie, fortement orientée en R&D
- avec des noms prestigieux comme Motorola, STMicroelectronics,
Philips, Infineon, Applied Materials, Tokyo Electron, OnSemiconductors,
Thalès...
- crée un environnement extrêmement fertilisant, propre à faciliter
et à accélérer le passage de la recherche à l’application, puis
au marché.
Cette masse critique en nanosciences a favorisé le lancement du
pôle Minatec dont l’ambition est de devenir le pôle d’innovation
et d’expertise majeur en Europe pour les micro et nanotechnologies
(MNT). Pour aller plus loin et plus vite dans cette fertilisation,
les chercheurs grenoblois ont ressenti le besoin d’organiser cette
masse critique afin de favoriser les synergies et d’optimiser les
moyens humains, les outils et les budgets.
Ainsi, huit laboratoires grenoblois (CNRS, université Joseph Fourier
et INP Grenoble), en association avec les laboratoires du CEA/DRFMC,
ont présenté un projet “nanophysique” dans le cadre du sixième contrat
de plan Etat-Région (CPER). Ces laboratoires comptent quelque 150
chercheurs et enseignants chercheurs et une quarantaine de thésards
impliqués dans la nanophysique. Ils sont fédérés au sein de l’Institut
de physique de la matière condensée (IPMC : CNRS, UJF, CEA, INPG)
qui favorise plus généralement le développement d’axes de recherche
nouveaux en physique. Les trois premières années du CPER (2000-
2002) ont permis de faire un bond en avant dans le financement des
moyens d’élaboration nouveaux ou plus performants de nano-objets,
des outils de leur manipulation, d'observation et de mesure de leurs
propriétés physiques.
Créée mi 2002, la Fédération Micro et
Nanotechnologies Rhône-Alpes (FMNT) a regroupé six
laboratoires – quatre Grenoblois et deux Lyonnais –
et plus de 300 chercheurs dont l’activité est Majoritairement
consacrée aux MNT. Cette structure aura un rôle déterminant
dans l'avenir de Minatec et viendra offrir des moyens de haute technologie
ouvrant d'importantes possibilités de recherche à
la communauté académique.
L’horizon de 2006 du contrat de plan et la dynamique Minatec
devraient favoriser cet élan qui permettra à la région
de garder une place d’excellence en nanosciences. C’est
dans cette perspective qu’une réflexion est engagée
pour la constitution à Grenoble d’une école
européenne des nanosciences (en avant-première, une
école “pré-doctorale” sur le thème
“nanosciences” aura lieu aux Houches en septembre 2003)
et d’un Institut des nanosciences destiné à
coordonner et développer les activités recherche de
plusieurs disciplines en nanosciences, sur le site de Grenoble.
De nombreux laboratoires, appartenant ou non aux fédérations
précédentes, sont associés à ce projet
déjà soutenu par le CNRS (création de la fédération
FR2601 en janvier 2003).
Autant d’initiatives et de projets qui font de Grenoble un
pôle européen incontournable pour les nanosciences.
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Image
TEM (microscopie électronique en transmission) de nanocristaux
de silicium déposés sur de l’oxyde de
silicium. |
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Nanofab à la recherche des bits quantiques
IInaugurée le 10 décembre 2001, la
plateforme Nanofab, implantée dans les locaux du CRBT, est
dédiée à la nanofabrication par lithographie
électronique et ionique, dépôt et gravure, d’objets
de taille supérieure à 50 nm. Elle sera la clé
de voûte d’un grand nombre d’actions scientifiques
programmées dans le CPER Nanophysique : nanooptique, nanoélectronique,
nanomagnétisme et nanoinstrumentation. L’implantation
d’une salle blanche de 80 m2 permettra aux physiciens de maîtriser
complètement les échantillons, de leur fabrication
aux caractérisations physiques les plus poussées.
Parmi les projets d’études de Nanofab, figure la réalisation
de “bits quantiques” ; ces systèmes à
base de jonctions Josephson, combinant supraconductivité
et blocage de Coulomb, devraient permettre d’améliorer
les puissances de calcul des ordinateurs dans des proportions considérables.
Plus souple dans son fonctionnement, Nanofab apparaît comme
un excellent complément, plus accessible aux chercheurs,
de la plate-forme Plato
qui pourra ainsi se consacrer pleinement à des programmes
plus lourds ou plus spécifiques.
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| Jean-Louis
Pautrat : “Les nanosciences, une vieille histoire avec Grenoble” |
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“Les nanosciences existaient à Grenoble et dans quelques
grands centres ou « paradis » scientifiques mondiaux bien avant
qu’on invente ce terme devenu très tendance aujourd’hui” : c’est
ce qu’affirme Jean-Louis Pautrat *
Les
travaux sur le magnétisme de Louis Néel, prix Nobel, et l’implantation
du CEA à Grenoble représentent, pour ce scientifique de 61 ans,
spécialiste des semi-conducteurs au Léti, le point de départ de
l’aventure des nanosciences à Grenoble. “Pensez que dès le début
des années 60, une coopération entre la section de physique du solide
et le service d’électronique du CEA Grenoble allait jeter les bases
des premiers circuits intégrés ! .” Et Jean-Louis Pautrat de se
souvenir que, jeune thésard, il travaillait déjà en 1962 sur les
tout premiers transistors à effet de champ. A cette date, l’Institut
Polytechnique de Grenoble avait déjà créé depuis cinq ans l’ENSERG,
école dédiée à une électronique alors en plein développement, tandis
que du côté de la recherche, de nombreux laboratoires (spectrométrie
physique, électrostatique, physique du métal, magnétisme) travaillaient
déjà sur les nanosciences... sans le savoir ! Ce substrat fertile
a permis l’implantation à la fin des années 60 du premier des grands
instruments scientifique, l’Institut Laue-Langevin, bientôt rejoint
par le Laboratoire des champs magnétiques intenses puis le synchrotron
de l’ESRF. Résultat (parmi bien d’autres) : dès 1986, une équipe
mixte CNRS-CEA voyait le jour pour développer la fabrication de
nanostructures de semiconducteurs. Pendant le même temps, l’agglomération,
grâce à une industrie électronique et informatique exceptionnellement
créative et prospère, faisait figure de Silicon Valley française.
“Grenoble est le seul pôle en France qui associe recherche publique
et universitaire, formation d’ingénieurs et puissance industrielle,
le tout dans une perspective de coopération internationale” analyse
Jean-Louis Pautrat.
Aujourd’hui, estime-t-il, la complexité aussi bien que la multiplicité
des enjeux du développement des nouvelles technologies engendre
une dynamique visible à tous les niveaux et en particulier dans
le monde de la recherche. Il en résulte une nécessité de croiser
les savoirs et les disciplines. Cette transdisciplinarité est l’atout
majeur de Grenoble et bien sûr du pôle Minatec et lui permettra
à de faire la différence avec ses concurrents dans la compétition
mondiale des nanotechnologies.
* Ce chercheur
physicien au DRFMC (Département de Recherche Fondamentale sur la
Matière Condensée) du CEA-Grenoble, vient de publier “Demain le
nanomonde, voyage au cœur du minuscule” chez Fayard. |

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| FMNT
: une fédération au service de la recherche en micro
et nanotechnologies |
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Elément important de la recherche en micro et Nanotechnologies,
la création de la Fédération des micro et nanotechnologies
(FMNT) répond à des enjeux aussi bien scientifiques
que stratégiques. Gérard Ghibaudo, son directeur (ci-contre),
explique sa vocation et son ambition.
Quelle est la mission de la FMNT ?
Créée en 2002 à l’initiative du CNRS,
la FMNT rassemble six laboratoires rhônalpins , très
complémentaires les uns des autres ( voir ci-dessous). Elle
se propose d’animer, de gérer, de rassembler et de
mettre en synergie les activités de recherche, en direction
des micro et nanotechnologies, de ces laboratoires. Cela va permettre
d’une part de rationaliser et de mutualiser la recherche et
d’autre part, grâce à des budgets substantiels,
de disposer de moyens technologiques qui s’ajouteront aux
équipements importants déjà existants des laboratoires.
Cela donnera au final plus de cohérence aux travaux engagés.
La FMNT n’a pas vocation à se substituer aux laboratoires
qui la composent, mais à fédérer leurs travaux
dans quatre domaines essentiels : les matériaux, les technologies,
les composants et les microsystèmes. D’ores et déjà,
plus de 300 chercheurs et thésards appartenant aux six laboratoires
interviennent dans les projets de recherche portés par la
Fédération. C’est dire le rôle stratégique
qu’elle a pour le développement des micro et nanotechnologies.
Jusqu’à
maintenant les moyens lourds auxquels avaient accès ces laboratoires
étaient ceux de PLATO, la plateforme du CEA-Léti...
Oui, cet accès, privilégié par le CPMA (Centre
de Projets en Microélectronique Avancée), permet d’utiliser
les outils au sommet de l’art qui sont les principaux supports
d’une recherche coordonnée autour des choix technologiques
et des recherches menées au sein du CEA-Léti. L’ambition
de ce programme auquel nous sommes associés, impose une gestion
très structurée pour la plateforme PLATO. A côté
de cet équipement, des outils plus souples d’accès
pour les chercheurs académiques et plus évolutifs
quant aux technologies mises en œuvre seront mis en place Avec
le CIME (Centre interuniversitaire de microélectronique)
qui a pour vocation de former des opérateurs, techniciens
et ingénieurs en micro et nanotechnologies nous disposerons
dans le BCA (bâtiment des composants avancés) de Minatec
d’une salle blanche de 900 m2, dont 200 m2 plus spécifiquement
dédiés à la recherche et gérés
par la FMNT.

Filtres
accordables pour réseaux de télécommunications
optiques (cliché LEOMFMNT)
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Quels
avantages pour les chercheurs ?
Dans le cadre de la FMNT ces outils apporteront à leurs utilisateurs
plus de liberté et de souplesse, ils sont complémentaires
de PLATO. La FMNT veut se positionner en interface entre le monde
académique et celui de la recherche technologique faite au
CEALéti.
La FMNT favorisera-t-elle la transversalité ?
Bien évidemment ! D’abord, parce que les cinq principaux
thèmes de recherche approuvés par la FMNT sont fédérateurs
en eux-mêmes. Ils portent sur la microélectronique
et la nanoélectronique, les microsystèmes, la photonique,
l’électronique de spin, les technologies ultimes et
techniques de caractérisation innovantes. Ensuite, parce
que les laboratoires ont dans leurs effectifs des chercheurs dont
les recherches sont menées en commun et des thésards
dont l’encadrement est assuré par plusieurs laboratoires.
Pouvez-vous donner quelques exemples de recherche portés
par la FMNT ?
Je peux citer la filière carbure de silicium, les Mems (microsystèmes
intégrés), les mémoires magnétiques
dynamiques à accès aléatoire, les nanomatériaux
et nanostructures, les nouvelles architectures pour le CMOS ultime,
les matériaux isolants à forte permittivité,
les puces à ADN, les circuits photoniques… |
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De Grenoble à Lyon, les six laboratoires de la Fédération

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| Environnement
Minatec |
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Jacques Chirac inaugure Crolles 2
Jacques Chirac, président de la République, a inauguré officiellement
le site de Crolles 2 le 27 février dernier en présence des trois
présidents des sociétés installées sur le site : Gerard Kleisterlee
(Philips), Pasquale Pistorio (STMicroelectronics).
Novellus face à STMicro
L’équipementier américain Novellus Systems Inc.
(1,3 Md$ de chiffre d’affaires dans le monde), transfère
son siège social européen d’Angleterre à
Bernin, juste en face de son important client STMicroelectronics..
La société emploie une trentaine de salariés
sur son site isérois et 120 personnes en Europe. Elle est
spécialisée dans les équipements avancés
pour le dépôt (CVD, PVD), le traitement de surface
et la planarisation chimico-mécanique conçus pour
les besoins de la fabrication de masse de semi-conducteurs au moindre
coût.
Accord DGA-CEA
La Délégation générale à l'armement (DGA) et le Commissariat à l'énergie
atomique (CEA) viennent de signer une déclaration d'intention pour
une coopération active dans le domaine des composants électroniques.
Plus particulièrement, la DGA souhaite participer au nouveau pôle
d'innovation Minatec qui se crée à Grenoble autour du Léti. Ce partenariat
devrait contribuer à satisfaire les besoins de la défense pour la
veille technologique, l'accès aux technologies civiles les plus
avancées, en matière de microélectronique et de microsystèmes, et
l'acquisition de technologies spécifiques et offrir ainsi un point
d'accès à ces technologies aux entreprises du secteur.
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En
bref :
Fournisseur européen de quartz pour l’industrie des semi-conducteurs,
Mondia Quartz vient d’inaugurer un nouveau site
de production de 1.500 m2 comportant deux salles blanches de classe
10 qui répondent aux exigences les plus strictes en matière d’ultra-pureté.
La société créée en 1996 (chiffre d’affaires 2002 : 1,5 M€)
est partenaire du Léti et engagée dans le programme européen Medea.
Déjà implantée en Allemagne, elle installe en Tchéquie une seconde
unité de production.
Constructeur de systèmes d’assemblage, ATS Automation France
est également la société mère de Photowatt,
premier fabricant européen de cellules photovoltaïques. Les deux
entreprises sont implantées à Bourgoin- Jallieu dans le Nord-Isère.
ATS Automation vient d’investir 4,5 M€ dans la construction
d’une usine de 8.500 m2. Employant 430 personnes sur ses deux sites
isérois, ATS Automation y a investi 60,5 M€ au cours des deux
dernières années.
Spécialisé dans la vente et la maintenance d’équipements
de production de circuits intégrés, Tokyo
Electron (TEL) double la surface de ses bâtiments
de Meylan afin de répondre plus rapidement aux demandes de
ses clients fabricants de semi-conducteurs de la région grenobloise.
TEL vient également d’inaugurer un centre d’applications
dédié au développement de nouvelles applications
pour le test des puces sur des “wafers” de 200 et 300
mm.
Jusqu’alors directeur des technologies de l’information
au CEA, Bernard Barbier, 50 ans, ingénieur
centralien, a été nommé directeur du Léti
(Laboratoire d’électronique et des technologies de
l’information du CEA). Spécialiste des plasmas thermonucléaires,
il dispose également d’une grande expertise dans les
systèmes industriels, notamment les biopuces, l’imagerie
médicale, les transmissions...
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La Lettre d'Information
du Pôle d'Innovation Minatec est éditée par l'Agence
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Directeur(s) de publication : Paul Jacquet (INP Grenoble), Jean Therme
(CEA)
Rédaction et coordination : AEPI, Jacques Chevallier - j.chevallier@grenoble-isere.com
Comité de rédaction : Equipe Projet Pôle Innovation
Adresse postale : Pôle d'Innovation Minatec, 17 rue des Martyrs,
38054 Grenoble Cedex 9
Photos : Artechnique, CEA, M.Jary, T. Baron, LTM-FMNT, X....
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