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EDITO
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La formation : un atout décisif
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Nanotechnologies
: formations d'excellence à Grenoble sous le signe du partenariat
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Il
est beaucoup question ces temps-ci d’innovation. En effet, l’innovation
est considérée comme le moteur de la croissance nécessaire au développement
économique. C’est particulièrement le cas dans le domaine qui nous
concerne : la microélectronique.
Avec une délocalisation inévitable des fabrications à fort contenu
de main d’œuvre, indispensable pour assurer la compétitivité de
nos sociétés, la seule arme pour maintenir sur le sol français un
tissu industriel est un effort d’innovation sans précédent pour
concevoir des produits à forte valeur ajoutée. Les composants semi-conducteurs
ont été le moteur essentiel des avancées technologiques dans des
domaines variés d’activité. Sans eux, l’industrie de l’informatique,
de l’internet, des communications fixes et mobiles, de l’électronique
automobile, du divertissement électronique, etc. n’aurait pas bénéficié
des progrès actuels ou n’aurait tout simplement existé que dans
nos rêves. Le marché du semi-conducteur, malgré les crises cycliques,
bénéficie en moyenne d’une croissance de plus de 10 %, chiffre que
peu d’industries atteignent.Tout pays développé doit avoir les moyens
de participer à ce marché.
Le positionnement de la France dans ce marché ne pourra s’affirmer
qu’à travers des efforts d’innovation, reposant notamment sur l’expertise
des ingénieurs et scientifiques dans le domaine de la microélectronique
et des nanotechnologies. L’expertise s’acquiert à travers l’expérience,
mais aussi par la formation initiale à la base du développement
de cette expertise. Nous avons en France la chance d’avoir un niveau
et une qualité d’enseignement que beaucoup nous envient. Capitalisons
sur cet atout majeur, mais faut-il encore que les moyens matériels
et humains nécessaires pour soutenir le développement de la formation
soient accrus (personnel enseignant, équipements et infrastructures
des laboratoires publics de recherche, des écoles d’ingénieurs,
et des universités). Ceci doit être une priorité nationale dans
l’affectation des budgets de l’Etat.
La formation doit se faire en concertation avec les industriels
concernés et tenir compte de l’évolution rapide des systèmes électroniques,
de la convergence des applications, de l’apparition des microsystèmes
et de ce que l’on peut appeler la “bioélectronique”.
Il est absolument essentiel d’anticiper les nouveaux besoins en
ingénieurs, techniciens et universitaires en couvrant toute la chaîne
de la valeur des différentes fonctions : de l’intelligence du marché
à la commercialisation en passant par le marketing stratégique,
l’analyse systèmes, la conception, le développement technologique,
la fabrication, le packaging, le test…
Chaque métier demande des compétences différentes, mais tous exigent
une formation scientifique et pluridisciplinaire. Si on considère
les microsystèmes, ils font appel à des connaissances aussi variées
que l’électronique, la micromécanique ou la thermomécanique des
milieux hétérogènes.
Dans le domaine de la formation, la tendance est de se focaliser
sur l’enseignement de la microélectronique numérique, mais il ne
faut pas oublier la microélectronique analogique – notre monde n’est
pas uniquement binaire –, la puissance, les capteurs, les logiciels,
tout système électronique complet faisant appel à ces différentes
disciplines. Dans le sens de ce qui vient d’être décrit ci-dessus,
de nombreuses initiatives ont vu le jour, rapprochant le monde universitaire
du monde industriel : des laboratoires universitaires dans l’enceinte
de l’entreprise, le GIP CNFM (groupement d’intérêt public pour la
coordination nationale de la formation en microélectronique), des
plateformes technologiques primaires et secondaires avec leur spécificité
propre et, tout récemment, le pôle d’innovation en micro et nanotechnologies
Minatec et le centre de formation d’ingénieurs de Gardanne. Toutes
ces initiatives ont en commun le souci de dispenser une formation
de qualité nécessaire au développement de notre industrie.
Leur succès dépendra de :
• l’investissement
humain et matériel dont ils disposent,
• des relations
européennes et internationales qu’elles auront établies avec des
centres similaires : échanges d’étudiants, de chercheurs…
• de la coopération
en réseau avec les différents laboratoires nationaux et étrangers.
La formation initiale devra être complétée par une formation continue,
nécessaire pour s’adapter à l’évolution rapide des systèmes électroniques
et à son impact sur les différentes disciplines. Il ne faut pas
négliger l’effort personnel exigé des ingénieurs et universitaires
qui doivent constamment faire preuve de curiosité intellectuelle
en débordant du cadre strict de leur spécialité. Pour autant une
offre attractive seule ne suffit pas : il est urgent aussi, pour
“nourrir” ces formations, de réhabiliter l’intérêt des lycéens et
des étudiants pour les disciplines scientifiques, car actuellement
nous assistons à une désaffection pour celles-ci. Ceci doit être
fait à travers une campagne de sensibilisation dès l’enseignement
secondaire.
La prise de conscience collective de ces dernières années nous amène
à être optimiste et confiant dans l’avenir de la microélectronique
et des nanotechnologies dans notre pays. Nous avons tous le devoir
de protéger notre industrie en utilisant les atouts qui sont les
nôtres, dont la formation est un élément capital.
Michel Dumont, président du Sitelesc (Syndicat des industries
des tubes électroniques et semi-conducteurs)
Le
chantier
Première concrétisation de Minatec :
la démolition en septembre dernier d’anciens bâtiments du Polygone
scientifique de Grenoble. Depuis les parkings du Pôle ont été réalisés.
Le chantier (44.000 m2 construits) sera terminé en septembre 2005. |
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Des étudiants en formation
dans la salle blanche du CIME
Avec la dynamique
de l’industrie microélectronique et pour répondre à une évolution
vers les nanotechnologies et vers l’intégration de systèmes hétérogènes
(systèmes sur puce, microsystèmes…), les nouvelles formations sont
nécessairement pluridisciplinaires, avec une ouverture importante
à l’international.
Pour atteindre
cet objectif, les universités doivent utiliser au mieux leurs domaines
d’excellence, et créer des partenariats forts : “Plusieurs formations
ont été construites sur cette base dans notre établissement”, explique
Paul Jacquet, président de l’INP Grenoble. “Nous ouvrons en 2004
une formation d’ingénieur international en nanotechnologies, en
commun avec le Politecnico de Turin et l’Ecole Polytechnique Fédérale
de Lausanne, et bientôt un master professionnel sur les hautes technologies
ultrapropres. Nous sommes également impliqués, en partenariat avec
l’UJF et le CEA Grenoble, dans une école européenne sur les nanosciences
et les nanotechnologies dont la première édition aura lieu dès l'été
2004, et dans la préparation d’un nouveau master sur les nanosciences.
De plus, pour répondre à une demande des entreprises en formation
continue, nous mettons en place un diplôme d’ingénieurmanager avec
Grenoble Ecole de Management.” Ainsi les projets grenoblois ne manquent
pas, et proposent une offre de formation globale, que ce soit en
formation initiale ou continue :
Mis en place à la demande du secteur industriel,
et dans le cadre du projet Minatec, le diplôme d’ingénieur en nanotechnologies
associe l’excellence, en formation et en recherche, de trois universités
européennes (Grenoble, Lausanne,Turin) dans le domaine des micro
et nanotechnologies. Il vise à donner aux futurs ingénieurs une
culture large et internationale dans ce domaine.
Destiné à un public en formation continue, le
diplôme d’ingénieur-manager, est issu d’un partenariat entre Grenoble
Ecole de Management et l’INP Grenoble. Proposé à des cadres techniques,
il leur permettra d’acquérir un diplôme d’ingénieur qui renforcera
leurs compétences techniques et les formera à l’entrepreunariat.
Parmi les trois filières ouvertes, une filière sera spécialisée
en micro et nanoélectronique.
Ciblant un public de jeunes chercheurs européens,
la nouvelle Ecole européenne des nanosciences et des nanotechnologies
(ESONN) s’appuiera sur les fortes compétences en recherche de l’INP
Grenoble, de l’UJF, du CEA-Léti et du CNRS. Elle s’adresse à des
étudiants de niveau doctorat, à des chercheurs post-doctoraux, à
des ingénieurs de recherche et développement. Le point fort de cette
école est de développer une formation par l’expérimental, touchant
en particulier aux méthodes et à l’instrumentation. Ce dernier volet
constituera la partie importante du programme de l’Ecole : 10 jours
au sein du CIME et des laboratoires grenoblois (CEA-Léti, CNRS et
UJF). Sa première édition aura lieu du 22 août au 10 septembre 2004.
Orienté vers les nanosciences, un nouveau master
devrait voir le jour à la rentrée 2005. Dans un premier temps, des
modules de formation seront mis en place dans le cadre de la formation
professionnelle continue. Cette action rassemblera autour d'un consortium
d'actions le CEA, l'INP Grenoble et l'UJF.
Visant à former des cadres spécialistes des technologies
ultrapropres de l’environnement industriel, un master professionnel
“Procédés de hautes technologies ultrapropres” devrait ouvrir à
la rentrée 2005. Ce projet est porté par l’INP Grenoble. Les formations
mises en place localement s’adressent également aux techniciens
et aux opérateurs de production ;
Les techniciens supérieurs peuvent compléter leur
formation initiale en suivant une troisième année d’études dans
le cadre d’une licence professionnelle intitulée "Microélectronique
et microsystèmes", initiée par l'IUT 1 - Département “Génie électrique
et informatique industrielle 2” de l'UJF et soutenue par des industriels
régionaux (STMicroelectronics, Soitec, Dolphin Intégration, Radiall…).
Le contenu de cette filière dont la première promotion a débuté
en octobre 2003 spécialisera ces techniciens en test et caractérisation
et leur permettra de travailler au plus près des ingénieurs produits
et de leurs préoccupations ; il a été construit en partenariat avec
le CEA Grenoble dans le cadre de Minatec.
Une formation d’opérateurs de production destinés
à travailler en salle blanche sur les procédés de microtechnologies
vient d’être mise en place. Elle a été dispensée dans sa toute première
édition entre mars et novembre 2003 conjointement par le CUEFA et
le CEA-Léti. Soutenue par les collectivités locales, cette formation
qualifiante présente l’intérêt fondamental de comporter une mise
en situation pratique en salle blanche (locaux du CIME et du CEA-Léti),
complétée par un stage de six semaines en entreprise. Par ailleurs,
avec l’installation sur le pôle Minatec de 700 m2 de salles blanches
pour le CIME, les universités grenobloises disposeront en 2005 de
la plus importante plateforme de formation en micro et nanotechnologies.
Le dispositif de formation intégré au Pôle Minatec se caractérise
donc à la fois par son adaptation permanente et dynamique à l’évolution
des recherches et des technologies dans les micro et nanotechnologies,
et par sa large ouverture qui lui permet de proposer une offre ciblant
une large population allant du chercheur à l’opérateur de production.
Nadine Guillemot, vice-présidente du Conseil des études
et de la vie étudiante de l’INP Grenoble, Chantal Tardif, chargée
au CEA de la formation dans Minatec.

Formation continue dans une
salle blanche du CEA-Léti.
Les
chiffres des formations initiales à Grenoble dans le domaine
des micro et nanotechnologies
Filières actuelles :
• Licence
professionnelle (bac + 3), UJF : 22 diplômés en 2004,
• 4 spécialités
de master (bac + 5), cohabilitées UJF et INPG : 100 diplômés
en 2004,
• 15
filières Ingénieur INPG (bac +5) : 300 diplômés en 2004.
Formation ouvrant en 2004 :
La filière Ingénieur International (co-diplôme INP Grenoble-Ecole
Polytechnique Fédérale de Lausanne-Politecnico di Torino) d’une
durée de deux ans verra ses premiers diplômés sortir en 2006.
Flux prévu : entre 45 et 60 étudiants pour les trois universités.
Formations prévues en 2005 :
• Master
professionnel “Procédés de hautes technologies ultrapropres”
: cette formation d’un an est portée par l’ENSEEG.
• Master
recherche en nanosciences : cette formation est issue d’un partenariat
UJF-INP Grenoble-CEA-INSTN. |
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| Le
premier diplôme d’ingénieur “international”
en nanotechnologies |
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L’INP
Grenoble, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et le Politecnico
de Turin s’associent pour mettre en place une formation internationale
d’ingénieur en nanotechnologies.
Omniprésents dans la vie quotidienne, les produits microtechniques
sont encore susceptibles de miniaturisation plus poussée. Cette
miniaturisation passant par la maîtrise des technologies micrométriques
et nanométriques, il est aujourd’hui nécessaire de former des ingénieurs
ayant une excellente connaissance de ces techniques. Par ailleurs,
l'utilisation de ces nanotechnologies est également indispensable
au développement de l’instrumentation et à la formation en nanosciences.
C’est à ce type de missions que prépare le diplôme d’ingénieur international
en nanotechnologies.
Ce diplôme bénéficiera de l’excellence en formation et en recherche
des trois universités européennes (Grenoble, Lausanne,Turin) qui
l’ont conçu. Formés aux microsytèmes, à la conception microélectronique
et aux nanotechnologies, sur les trois sites et en trois langues
(anglais, français et italien), les futurs ingénieurs nanotechnologues
suivront un programme d’une durée de deux ans, divisé en quatre
semestres : trois semestres partagés sur les trois établissements
et un semestre de projet dans l’industrie ou en laboratoire de recherche,
ce qui facilitera leur insertion dans le monde professionnel. Dans
le cadre du projet Minatec, le cursus sera assuré par l’ENSERG et
l’ENSPG pour l’INP Grenoble.
Entre 45 et 60 places seront ouvertes en septembre 2004 aux étudiants
des trois universités ; les premiers ingénieurs seront diplômés
en juillet 2006. Soulignons l’originalité de cette formation qui
donnera lieu à un diplôme commun INPGEPFL- Politecnico de Turin
d’ingénieur en nanotechnologies et sera, en France, la première
formation de cette nature.
Bernard Guérin (directeur de l’ENSERG) et Roland Madar
(directeur de l’ENSPG)
Contact : Youla Morfouli, ENSERG (morfouli@enserg.fr) |

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Les
ambitieux projets de développement du CIME.
Créé en 1981 par l’Institut National Polytechnique de
Grenoble et l’université Joseph Fourier, le CIME (Centre interuniversitaire
de microélectronique) a pour mission de soutenir l’enseignement
et la recherche dans le domaine de la microélectronique.
Depuis
trois ans, ce domaine s’est étendu aux microsystèmes en silicium,
avec la mise en place d’une plateforme MEMs pour concevoir, fabriquer
et tester des systèmes hétérogènes. Plus récemment, le CIME a mis
en service deux plateformes spécifiques, dans une perspective de
thématique interdisciplinaire, la première consacrée aux biopuces,
la seconde à l’enseignement des micro et nanotechnologies :
la plateforme biopuces, mise au point avec le
soutien des équipes du CEA-Léti et inaugurée en janvier 2003, utilise
un procédé de fabrication qui comprend six étapes, dont une partie
est réalisée dans les salles blanches du CIME. Grâce au soutien
de la Région Rhône-Alpes et de l’INP Grenoble, le CIME a pu s’équiper
d’une machine de gravure profonde pour réaliser les microréacteurs,
d’un robot de dépôt pour installer les cibles et d’un microscope
dédié à la détection par fluorescence équipé d’une caméra et d’un
traitement d’image. En 2003, cette plateforme a vu passer sa première
promotion d’étudiants venus de l’Ecole nationale supérieure de physique
de Grenoble (ENSPG). D’ores et déjà son intérêt a dépassé le cadre
grenoblois avec la venue d’étudiants de l’Ecole centrale de Lyon.
l’installation d’une troisième plateforme dédiée
aux nanosciences et nanotechnologies s’inscrit pour le CIME dans
le cadre du lancement d’un nouvel et ambitieux programme dans ce
domaine. Soutenue par la Région, l’INP Grenoble et l’UJF, cette
plateforme nommée “Nanomonde” a vu arriver cet automne ses premiers
équipements : un microscope à force atomique (AFM), un microscope
à effet tunnel (STM) et un profilomètre optique. Dès 2004, deux
cycles de travaux pratiques d’une vingtaine d’heures chacun seront
proposés dans les thématiques de la nanophysique et des nanosciences.
La mise en place de ces deux nouvelles plateformes aura nécessité
un investissement total de 330.000 € financé par la Région
et les universités concernées. Avec le développement des nouvelles
formations à l’INP Grenoble et l’UJF, ce seront quelque deux cents
étudiants par an qui viendront effectuer des travaux pratiques sur
ces plateformes en 2003-2004.
Grâce à une démarche interuniversitaire bien comprise et au soutien
financier de ses partenaires, le CIME anticipe son arrivée sur le
pôle Minatec par ses développements et, avec l’appui du plus grand
nombre, il entend relever les défis qui s’annoncent dans les prochaines
années dans le domaine de la microélectronique.
Christian Schaeffer, directeur du CIME - Contact
: christian.schaeffer@inpg.fr
L’antenne
INSTN de Grenoble coordonne ses programmes avec ceux de Minatec
C’est au milieu des années 50, à la faveur de l’expansion
du nucléaire et de la formation au “génie atomique”, qu’une collaboration
s’installe entre l’INP Grenoble et l’Institut national des sciences
et techniques nucléaires (INSTN), établissement d’enseignement supérieur
fondé par le CEA et dont la direction est basée à Saclay (région
parisienne).
Au
début des années 80, la création de l’antenne grenobloise de l’INSTN
permet de multiplier les collaborations avec les partenaires académiques.
Celles-ci se traduiront par la mise en place de DEA, dans des domaines
corrélés avec les avancées scientifiques et technologiques du CEA
: physique, mécanique et énergétique, matériaux et génie des procédés,
électronique, électrotechnique, automatique, télécommunications
et signal. Le développement de formations professionnelles pour
les salariés du CEA constitue le second volet des activités de l’antenne.
Aujourd’hui, la région grenobloise, moteur de l’innovation et de
la valorisation industrielle de la recherche, est au cœur de la
dynamique qui se crée autour des micro et nanotechnologies et de
l’aménagement de Minatec, des nouvelles technologies de l’énergie
(NTE), des biotechnologies avec le futur pôle “Nanobio”. Ce changement
de contexte coïncide avec la mutation prochaine d’un système universitaire
où l’entrée en vigueur du dispositif LMD (licence, master, doctorat)
contribuera à bâtir l’espace européen de l’enseignement supérieur.
Dans cette conjoncture, la direction de l’INSTN a pris le parti
de faire évoluer les activités de l’antenne qui va donc s’attacher
à développer des formations en cohérence avec les thématiques de
recherche et les compétences du site. L’initiative a recueilli l’adhésion
de la direction du centre CEA de Grenoble et des partenaires universitaires.
La thématique “microélectronique, nanosciences et nanotechnologies”
donnera lieu à la mise en place, dès 2004, de sessions professionnelles
qui serviront de base à la création d'un master universitaire européen.
Les NTE – hydrogène et pile à combustible, photovoltaïque, maîtrise
de l’énergie – feront l'objet d'une réflexion animée par la direction
de la recherche technologique et l’INSTN.
Des formations dans le domaine des nanobiotechnologies et des instrumentations
associées seront ensuite envisagées.
En choisissant de réorienter l’essentiel des activités de l’antenne
vers ces trois domaines d’excellence, l’INSTN marque bien sa volonté
de participer et contribuer aux développements futurs du pôle grenoblois.
Cela se concrétisera par la conception et la réalisation de nouveaux
programmes d’enseignement et de formation continue aussi attractifs
que possible pour se concilier avec l’ouverture européenne.
Dominique Gentile, directeur de l’INSTN–CEA, professeur
des universités
Contact : chantal.tardif@cea.fr
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Plus de 9.000 m2 pour la formation
Le
pôle Minatec accueillera, sur 9000 m2, deux écoles d'ingénieurs,
une partie du Département Télécommunications ainsi que plusieurs
formations doctorales du groupe INP Grenoble :
l'ENSERG qui forme des ingénieurs pour les métiers
de l'électronique et des télécommunications (microélectronique,
optoélectronique, radiocommunications, traitement de l'information,
multimédia...). L'ENSERG se positionne au plus haut niveau de la
formation dans les technologies submicroniques de l'avenir et les
objets communicants (portables, PDA,...) ;
l'ENSPG, qui forme des ingénieurs physiciens capables
de maîtriser les processus physiques et de faire évoluer les technologies
qui en découlent. L'ENSPG prépare à des métiers des secteurs du
génie énergétique et nucléaire, de l'instrumentation, notamment
pour les biotechnologies (biocapteurs et biomédical), des matériaux,
de la microélectronique et de l’optoélectronique ;
le Département Télécommunications qui s'appuie
sur les compétences de l'ENSERG et de l'ENSIMAG (spécialité informatique)
et forme des ingénieurs ayant la double compétence nécessaire pour
aborder tous les aspects des nouvelles technologies et des services
de communication (architecture des équipements, transmission, réseaux
et multimédia).
Cet ensemble sera complété par les plateformes technologiques du
CIME (voir ci-dessus) et du LHOG destinées à la formation pratique
des étudiants. Ainsi le pôle accueillera près d'un millier d'étudiants
et 300 enseignants-chercheurs. Notons que sur le site de Grenoble
quelque 2 000 étudiants et doctorants sont formés dans les diverses
disciplines relevant des micro et nanotechnologies.
Au total, 35 millions d'euros seront investis dans la formation
dans le cadre du programme Minatec.
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Le 300 mm opérationnel au CEA-Léti
Le CEA-Léti les attendait avec impatience : les premières machines
300 millimètres feront leur apparition dans les nouvelles salles blanches
du centre novembre dernier.
Pour Mehdi Moussavi, responsable du projet Nanotec 300, cette nouvelle
génération d’équipement permettra de préparer l’avenir : “pour vendre
toujours moins cher, les industriels fabriqueront bientôt leurs circuits
intégrés sur des tranches de silicium d’un diamètre de 300 mm, au
lieu de 200 actuellement. L’intérêt consiste à produire plus de puces
sur chaque tranche.” Face à cette tendance lourde de l’industrie,
le Léti devait impérativement acquérir un savoir-faire en R&D sur
ce type de machines.
L’investissement nécessaire est important (400 millions d’euros sur
cinq ans), mais tout a été prévu pour optimiser ces acquisitions :
chaque machine est ainsi compatible 200 et 300 mm, ce qui permet de
réaliser chaque test sur le format le plus économique. |

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| Environnement
Minatec |
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Memscap achète Opsitech
Après avoir acquis la société israélienne GalayOr, spécialisée
dans l’optique, Memscap, fabricant grenoblois de Mems annonce le
rachat d’une autre PME grenobloise, Opsitech, spécialiste de l’optique
intégrée associée aux Mems. Cette acquisition, soutenue par le CEA-Léti,
dont Opsitech a essaimé, permet à Memscap d’accéder au portefeuille
de propriété industrielle développé par le laboratoire public dans
le domaine des technologies de l’optique intégrée sur silicium. |
Tronic’s : 1 250 m2 à Crolles
Tronic’s Microsystems, autre fabricant grenoblois de Mems, a inauguré
fin octobre 2003 sa nouvelle unité de production, à proximité de
STMicroelectronics, Philips et Motorola à Crolles 2. Avec une capacité
de 10.000 wafers de 100 mm par an, ce site va permettre à cette
start-up essaimée du CEA-Léti de quadrupler ses volumes de production.
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Agenda
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Les micro et nanotechnologies en 2003 : quelles
avancées, quelles perspectives ? Séminaire organisé par l’Observatoire
des micro et nanotechnologies. Les cinq thématiques couvertes par
l’Observatoire (nanotechnologies, électronique moléculaire, instrumentation
pour la biologie, matériaux et composants pour l’optique et microsources
d’énergie) seront l’objet de présentations en deux parties. La première
fera le bilan de l’année écoulée, mettant en lumière les avancées
scientifiques majeures, les tendances et les échecs. La seconde
se focalisera sur l’avancée où la tendance de l’année retenue par
les experts et en fera l’état des lieux. A Paris, le 29 janvier
2004.
Contact : 04 38 78 20 70 - OMNT@cea.fr
www.minatec.com/actualite/omnt2003.htm
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Forum Biotech Innovation : " du savoir à la
valeur".
Séminaire organisé par l’ADEBAG, Grenoble
Ecole de Management et l’Université Joseph Fourier
sur le thème de la valorisation des connaissances et des
compétences liées au développement des biotechnologies.
A Grenoble le 30 janvier 2004.
Contact: www.adebag.org
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La
Lettre d'Information du Pôle d'Innovation Minatec est éditée
par l'Agence d'Etudes et de Promotion de l'Isère.
Directeurs de publication : Paul Jacquet (INP Grenoble), Jean Therme (CEA)
CEA Grenoble. Coordination: SGP, AEPI - Comité de rédaction
: Equipe Projet Pôle Innovation.
Adresse postale : Pôle d'Innovation Minatec, 17 rue des Martyrs,
38054 Grenoble Cedex 9
Photos : INP Grenoble, CEA, X, DR, ....
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