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EDITO
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Le CEA-Léti dans Minatec
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Recherche
technologique :
des programmes diversifiés et évolutifs |
| Le
CEA-Léti a opéré en 2003 les changements nécessaires
pour se maintenir au meilleur niveau international de la recherche
en micro et nanotechnologies, ceci dans un contexte en permanente
et profonde évolution.
Une croissance sans cesse poursuivie, assise sur des résultats
scientifiques et technologiques majeurs et plus de 150 brevets déposés
positionnent maintenant le Léti comme un des acteurs incontournables
de la recherche appliquée en micro-et nanotechnologies.
Sa vocation “d’accélérateur d’innovations”
a permis à ses partenaires industriels de mettre toujours
plus d’intelligence dans leurs produits.
Le début de l’année 2004 voit la signature de
l’accord Nanotec 300 avec l’alliance STMicroelec-tronics,
Motorola et Philips et l’inauguration des nouvelles salles
blanches 300 mm dédiées à ce projet sur le
site du Léti. La cellule de caractérisation “in-line”
a déjà ses premiers équipements opérationnels
!
L’appui sur la recherche amont est essentiel et passe par
la convention RTB (Recherche Technologique de Base) signée
avec le ministère de la Recherche qui a permis de recruter
plus de 50 post-doctorants et de lancer d’ambitieux programmes,
qui anticipent de cinq à dix ans les besoins industriels.
Toute cette évolution s’inscrit dans le cadre de Minatec
qui concrétisera un schéma préparé depuis
de nombreuses années. Plusieurs laboratoires ont déjà
rejoint le site Minatec et enregistrent des résultats prometteurs.
Nous comptons créer bien d’autres partenariats avec
la recherche et l’industrie. Rappelons que ce sont 45 000
m2 de bâtiments, en cours de construction, qui vont compléter
ce pôle de micro et nanotechnologies d’envergure mondiale.
Ce formidable défi d’un “Léti dans Minatec”
nous verra entrer dans un monde où l’ingénierie
sera nanométrique, les technologies de l’information
couplées à la biologie et les chercheurs le relais
naturel pour promouvoir l’innovation dans l’industrie.
Bernard Barbier
Directeur du CEA-Léti
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Grâce à ses équipements,
le Léti pousse les technologies de la lithographie aux limites
de la physique.
Le Léti maîtrise les
micro et nanotechnologies critiques avec plusieurs années
d’avance sur les besoins du marché. Une capacité
d’anticipation qui donne de la valeur à nos transferts
vers l’industrie des micro-composants et de la force à
nos innovations dans les domaines d’application : information
et communication, biologie et santé, défense et sécurité.
Le programme de Recherche Technologique de Base (RTB), mis en œuvre
en 2003 par le ministère de la Recherche, permettra de maintenir
durablement cette capacité.
Avec Nanotec 300 et le développement des activités
300 mm avec l’Alliance (constituée sur le site de Crolles2
par STMicroelectronics, Motorola et Philips), le Léti s’engage
résolument dans la nanoélectronique.
Au sein de centres de compétence multidisciplinaires, nos
experts se placent deux à trois générations
en amont du développement industriel. Des ruptures sont attendues
au niveau des substrats, des matériaux, des procédés,
et des dispositifs. La centrale technologique silicium du Léti
utilisera progressivement des équipements 300 mm, d’où
les investissements consentis entre 2003 et 2008.
Alliés depuis trois ans, le CSEM et le Léti parient
sur la synergie entre microsystèmes et systèmes sur
puce. Embarquer de nouvelles fonctionnalités répond
aux impératifs de performance et de coût des marchés
de grande diffusion, d’où l’importance accordée
à l’intégration des composants RF et des capteurs
d’images. Autre choix possible, pour des domaines allant de
l’automobile au spatial : raccourcir le temps de développement
en associant dans un “system in package” un microsystème
et une puce ad hoc. De même, l'accord signé en septembre
2003 avec les instituts Franhofer nous assure d'un précieux
partenariat dans ce domaine.
Notre activité optronique s’appuie sur trois piliers
: la détection infrarouge, les communications optiques et
la chaîne de l’image. Cette dernière connaît
un renouvellement rapide des composants : les imageurs, petits et
plats, s’intègrent aux portables ; les nanotechnologies
font exploser les densités de stockage réversible
; les cristaux liquides ont à peine balayé le tube
cathodique que déjà les nanotubes émetteurs
d’électrons font rêver aux murs d’images.
Dans la foulée du programme CEA Biopuce, entré dans
une phase active de transfert vers l’industrie, la Communauté
d’agglomération de Grenoble porte le projet Nanobio.
Proposé par le CEA et l’université Joseph Fourier
de Grenoble, il place la nanochimie et la biologie moléculaire
au cœur de nos recherches, et ouvre largement le spectre d’applications
: diagnostic, analyse en ligne, imagerie moléculaire, caractérisation
in vivo.
La miniaturisation et la connexion sans fil des objets communicants
franchissent plusieurs étapes à la fois avec l’intégration
des MEMS dans les étages RF, l’exploration prometteuse
d’une nouvelle interface air, l’Ultra Wide Band (UWB),
et la démonstration réussie de nouveaux concepts comme
les antennes adaptatives.
Le Léti revoit à la hausse son effort en matière
de défense et de sécurité, avec l’aide
de la DGA, dans le cadre de Minatec. Priorité aux composants
stratégiques, mais aussi à la sécurité
des technologies de l’information et à la prévention
des risques biologiques.
Enfin, l’activité de conception traverse les disciplines
: la conception hétérogène lie technologues
et designers, la conception mixte matériel-logiciel des systèmes
embarqués lie spécialistes du hard et du soft. Enfin,
la conception assistée par l’usage, née de la
rencontre des sociologues, ergonomes et technologues, ne peut que
progresser…

Six micro-capteurs et leur électronique dans un cube
de quelques cm3 |
Digitizer UWB 20GHz |
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| Nouvelle
alliance pour Nanotec 300 |
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Franche
poignée de mains après la signature de l’accord.
De gauche à droite : Jean Therme, directeur du CEA Grenoble
et directeur de la recherche technologique du CEA, Denis Griot,vice-président
corporate de Motorola, René Penning de Vries, directeur
général adjoint pour la technologie de Philips,
et Joël Monnier, vice-président corporate et directeur
de la R&D centrale de STMicroelectronics. |
Le
CEA a signé le 22 avril 2004 un contrat de recherche et développement
de quatre ans (2004 – 2007) avec les trois membres de l’Alliance
Crolles2 : STMicroelectronics, Philips et Freescale Semiconductors,
filiale de Motorola.
L’accord
porte sur le développement de la technologie nanoélectronique
pour les “nodes” CMOS 45, 32 nanomètres et au-dessous.
Il s’inscrit dans la continuité logique des précédents
programmes de recherche consacrés à la technologie
CMOS sur tranches de 200 millimètres menés conjointement
par le Léti et STMicroelectronics dans la région de
Grenoble. Dans le cadre de cette collaboration de longue date, les
deux partenaires ont maintenu un échange permanent entre
les chercheurs, les mêmes plaques de silicium circulant entre
les deux sites. Les étapes de fabrication standard sont réalisées
à Crolles2 tandis que les technologies les plus avancées
sont appliquées au Léti. Le nouvel accord signé
ce jour prévoit une approche similaire qui permet d’optimiser
les investissements.
Dans le cadre de cet accord, les recherches seront menées
par le Léti au sein d’une nouvelle plateforme 300 mm,
baptisée Nanotec 300, inaugurée ce 22 avril à
Grenoble.
1.800
mètres carrés de nouvelles salles blanches
Cette plateforme comprend 1 800 mètres carrés de salles
blanches et de nombreux équipements de fabrication (dépôt
et gravure) et de caractérisation/métrologie de composants
électroniques tels que des transistors, sur des tranches
de 300 millimètres. Les recherches porteront sur quatre domaines
: lithographie et gravure avancée, matériaux et procédés
pour transistors, matériaux et procédés pour
interconnexions, architectures innovantes de transistors. Nanotec
300 représente une initiative majeure dans la recherche en
microélectronique et permettra d’accroître de
manière significative l’importance de la région
grenobloise en tant que pôle d’excellence international
dans les micro et nanotechnologies. Le projet Nanotec 300 représente
un investissement total de 300 millions d’euros financés
par l’Etat, par les membres de l’Alliance Crolles2 et
par les collectivités locales : Région Rhône-Alpes,
Département de l’Isère, Ville de Grenoble et
Communauté d’agglomération de Grenoble.
La cérémonie de signature de l’accord et l’inauguration
du bâtiment Nanotec 300 ont réuni sur le site du CEA
300 invités conscients de l’enjeu d’un tel partenariat.
Le soutien et la forte mobilisation des pouvoirs publics ont été
encore une fois remarquables au cours de cette manifestation. En
effet, nous ont honorés de leur présence et de leur
soutien Digier Migaud, député de l’Isère
et président de la Communauté d’aglomération
de Grenoble, Michel Destot, député de l’Isère
et maire de Grenoble, François Brottes, député
de l’Isère et président de la Cosi (communauté
de communes du Moyen-Grésivaudan), R. Fougères, vice-président
de la Région Rhône-Alpes, Georges Bescher, conseiller
général de l’Isère, représentant
André Vallini, président du conseil général
de l’Isère, Geneviève Fioraso, adjointe au maire
de Grenoble, vice-présidente de la Communauté d’agglomération
de Grenoble, ainsi qu’Emmanuel Caquot, représentant
le ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie,
François Peyronnet, représentant le préfet
de l’Isère et T. Stanley Myers, président et
CEO de Semi.
La présence importante de la presse nationale et internationale
ainsi que l’écho donné à la manifestation
renforcent le positionnement du pôle Minatec comme pôle
d’excellence dans le domaine des nanotechnologies et plus
spécifiquement dans le champ des transferts recherche/industrie.
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L'INP Grenoble, avec ses partenaires l'université Joseph Fourier
et le CNRS, participe au développement de l’IMEP et du
LTM, deux laboratoires actifs dans le pôle de compétences
micro nanotechnologies de l'établissement. |

Nano-électronique
CMOS et post-CMOS à l’IMEP
Avec
120 personnes, l'Institut de microélectronique, électromagnétisme
et photonique (IMEP) est l’un des tout premiers centres de recherche
français dans les micro et nanotechnologies, notamment dans
les domaines suivants : micro- et nano-électronique, microphotonique,
microsystèmes, microondes.
Les applications potentielles de ces recherches (semiconducteurs,
informatique, télécommunications…) représentent
des enjeux très importants pour l’économie des
deux prochaines décennies. L’IMEP oriente une grande
partie de ses activités vers la nanoélecronique CMOS
et post-CMOS, ainsi que vers les nouveaux matériaux et les
objets communicants.
Point fort de l’IMEP : une recherche interdisciplinaire dont
les domaines couvrent un spectre très large (matériaux,
technologies, composants, circuits et systèmes) et font appel
à des partenaires de tous horizons, concepteurs de circuits
et systèmes électroniques ou optoélectroniques,
nanophysiciens ou chimistes des matériaux.
Les travaux menés dans cet institut grenoblois se sont naturellement
orientés dans deux directions principales :
la nanoélectronique CMOS où ses activités
portent sur les nouveaux matériaux (SOI, SiGe, Si contraint,
matériaux diélectriques à forte permittivité)
et les nouvelles architectures de transistors MOS pour l’intégration
décananométrique (films de SOI ultra-mince, plan de
masse, DTMOS, multi-grilles…). C’est ainsi que des chercheurs
de l’IMEP sont à l’origine de la proposition du
composant MOS/SOI double grille fonctionnant sur le principe de l’inversion
volumique, structure proposée actuellement comme étant
la plus apte pour l’intégration ultime des technologies
CMOS.
dans le domaine post-CMOS, les dispositifs nanométriques
fonctionnant avec un ou quelques électrons (mémoire
nanoflash, SET, SEM) et les composants quantiques réalisés
sur Si ou SOI. Ces structures pourraient être utilisées
sur la même puce que le CMOS, ou être utilisées
comme composants post-CMOS quand celui-ci atteindra ses limites d’intégration
et de performance.
De par ses activités situées à la convergence
entre de nombreuses sciences et technologies tout aussi bien que conséquence
de l’audience et de la reconnaissance de ses travaux, l'IMEP
joue aujourd’hui un rôle fédérateur dans
le monde de la recherche. Il assure la coordination de nombreux projets
régionaux, nationaux et européens visant à mener
à bien des projets ambitieux et à relever les défis
de l'électronique du futur. Ainsi, l’IMEP coordonne le
réseau d’excellence “Sinano” (Silicon-based
Nanodevices) lancé en janvier 2004 dans le cadre du 6e PCRD
et qui représente une intégration sans précédent
à l’échelle européenne en regroupant 41
partenaires de 16 pays européens. Ce réseau aura en
particulier pour mission de renforcer l’excellence européenne
dans le domaine des dispositifs nanoélectroniques silicium
qui seront au cœur des circuits intégrés des prochaines
décennies.
Egalement très actif dans la valorisation de ses recherches,
le transfert technologique (création de start-ups, transferts
dans le cadre d’un GIE…) et la diffusion de l’information,
l’IMEP sera parmi les premiers à s’installer sur
le pôle Minatec dès la mise en œuvre des nouveaux
bâtiments.

Nouvel
équipement de mesures électriques sous pointes fonctionnant
dans une large gamme de température (5K- 400K) et de fréquence
(jusqu’à 60 GHz) pour plaques 200 mm.
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Six thèmes essentiels de recherche
Les activités de l'IMEP sont regroupées autour des thèmes
de recherche suivants:
• composants CMOS avancés sur silicium massif, SOI, SiGe,
Si contraint,
• dispositifs nanométriques : composants monoélectroniques,
dispositifs quantiques,
• composants grand gap réalisés sur SiC,
• photonique : matériaux pour l'optique guidée,
structures électromagnétiques innovantes, composants
actifs et passifs en optique intégrée sur verre et semiconducteur,
• microcapteurs et microsystèmes utilisant les technologies
Si, SOI, et l'optique intégrée sur verre,
• radiofréquences, hyperfréquences et optomicro-ondes
: composants actifs et passifs et fonctions RF intégrés
sur Si et SOI, circuits et systèmes numériques RF et
optoélectroniques.
Ses compétences et son savoir-faire sont plus particulièrement
orientés vers :
• la caractérisation : caractérisation électrique
des composants micro- et nano-électroniques, caractérisation
et test radiofréquences et hyperfréquences, caractérisation
optique et optoélectronique,
• les technologies : dispositifs électroniques sur Si
et SOI, composants optiques intégrés sur verre, microcapteurs
et microsystèmes sur Si, SOI et verre,
• la simulation numérique des procédés
et des propriétés électriques et optiques,
• la physique des composants électroniques et photoniques
et des nanostructures. |
Le
LTM à la recherche des nanotechnologies émergentes
Grille
en silicium d'un transistor CMOS de longueur 18 nm
Bien
que récent (il a été créé par
le CNRS en 1999), le Laboratoire des technologies de la microélectronique
(LTM) s’est déjà construit une belle renommée
dans le monde de la nanoélectronique en choisissant de s’investir
dans la compréhension et la caractérisation des étapes
technologiques qui permettent de miniaturiser les dispositifs CMOS.
Le LTM mène une activité de recherche importante,
en collaboration avec le Léti et STMicroelectronics (futur
partenaire de l’UMR en 2005), dans le domaine des technologies
de miniaturisation et de l’élaboration des matériaux
diélectriques à forte permittivité. Il étudie
en particulier les techniques de nanolithographie dans l’extrême
ultra-violet (longueur d’onde d’insolation 13 nm) et
les résines de polymère associées. Un ensem-ble
expérimental de gravure permet le contrôle à
l’échelle de quelques nanomètres des procédés
plasma en jeu et l’étude des problèmes liés
à l’intégration des nouveaux matériaux
qui constitueront le cœur des futurs dispositifs CMOS. Depuis
plusieurs années, l’expertise du laboratoire, confortée
par la mise en place de nombreuses collaborations industrielles
et internationales, a permis des avancées importantes dans
la compréhension des mécanismes qui régissent
la gravure de ces nouveaux matériaux.
L’action du LTM s’étend aux nouvelles technologies
:
la lithographie par nano-impression où les
motifs ne sont plus obtenus par insolation mais par pressage. La
mise en lumière des mécanismes d’écoulement
du polymère pendant le pressage a rendu possible la réalisation
de motifs sur toute la surface d’un substrat de silicium 200
mm. Cette avancée a eu un fort impact international.
les mémoires à base de nanocristaux de silicium,
plus tolérantes aux défauts. L’obtention de
fortes densités de “dots” (de l’ordre de
1012/cm2) en partenariat avec le Léti permet d’envisager
rapidement leur introduction en milieu industriel. Elles concurrencent
les mémoires non volatiles.
l’étude des nouvelles étapes technologiques
et leur enchaînement dans le but d’adresser, de localiser
et d’interconnecter des nano-objets. Ce programme futuriste
verra peut être un jour un nanotube de carbone ou une molécule
organique devenir le cœur d’un dispositif nanoélectronique.
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| Environnement
Minatec |
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Olivier Joubert à la tête de la FMNT-RA
Directeur
de recherche au CNRS, Olivier Joubert, a été nommé
à la direction de la Fédération des Micro Nanotechnologies
de la Région Rhône-Alpes (FMNT). Ce rôle a été
assumé par Gérard Ghibaudo pendant les deux premières
années d’existence de la Fédération qui
ont permis d’initier de nombreux projets fédératifs
dans le domaine de la nanoélectronique, de la photonique,
des microsystèmes et de l’électronique de spin.
Le nouveau directeur a pour mission de mettre en place un ensemble
de moyens technologiques souples et accessibles à la communauté
académique de la région Rhône-Alpes, et de renforcer
les collaborations existantes avec STMicroelectronics et le Léti. |
Crocus : la nouvelle génération de mémoires
Créé le 7 avril 2004, Crocus Technology développe
des mémoires vives MRAM (magnetic random access memories).
La société s'appuie sur les portefeuilles de brevets
mondiaux et le transfert de savoir-faire d'un laboratoire conjoint
Spintec issu de deux établissements publics travaillant ensemble,
le CEA et le CNRS. CEA Valorisation SA est co-fondateur aux côtés
des porteurs de cette société. Crocus Technology se
positionne sur un marché mondial de substitution et concurrentiel
des mémoires, détenu aujourd'hui par les technologies
MOS génériques. Crocus présentera des mémoires
qui cumulent les avantages technologiques des produits aujourd'hui
commercialisés : non volatilité, grande vitesse d'écriture
et de lecture, endurance supérieure, très bas coût
de procédé de fabrication, faible consommation de puissance,
insensibilité aux rayonnements ionisants. Une offre qui intéresse
au premier chef tous les fondeurs du secteur des semi-conducteurs
et les utilisateurs de composants miniaturisés. Et vise à
satisfaire la croissance rapide de la demande de mémoires non
volatiles intégrées dans des équipements dits
“sans fil” à savoir téléphones cellulaires,
cartes à puces, assistants personnels, ordinateurs portables,
étiquetage électronique par RF, électronique
automobile et de défense... |
Les équipementiers autour de l’Alliance
Photronics, l’un des leaders mondiaux des masques
pour la microélectronique, vient de s’implanter à
Crolles (Isère), à proximité du site industriel
de l’Alliance Crolles2 dont les membres – STMicroelectronics,
Philips Semiconductor et Freescale Semiconductor (filiale de Motorola)
– se consacrent au développement de nouvelles filières
nanométriques Depuis Crolles, Photronics commencera par fournir
les clients européens utilisant les technologies en 120 nm.
Ultérieurement, la société envisage d’accompagner
ses clients dans leur migration vers la gravure en 90 nm, 65 nm puis
45 nm. Pour John Smith, senior vice-président de Photronics
pour l’Europe, “Crolles représente environ 50 %
du marché européen total.” Par sa présence
l’entreprise souhaite fournir aux partenaires de l’Alliance
des technologies de pointe qui leur permettront de maximiser leur
retour sur investissement, non seulement à Crolles, mais également
dans le monde entier.
Jem Europe, filiale du spécialiste japonais
de la conception et de la réparation des cartes électroniques,
ferme son unité écossaise et s’installe près
de Grenoble, à Montbonnot. Ce nouveau siège européen
devrait employer vingt personnes d’ici à trois ans, dont
des experts japonais et américains.
Axcelis Technologies ouvre un bureau à Crolles,
sur la zone industrielle du Pré-Roux. Ce bureau permettra de
fournir un support opérationnel incluant la vente, l'application
et le service à tous les clients Axcelis situés dans
la région sud de la France. |
Le Cime ouvre les portes du nanomonde à ses étudiants
Le
CIME (Centre Interuniversitaire de Micro-Electronique) a inauguré
sa plate-forme "Nanomonde" le 28 janvier dernier devant
près de 80 personnes. Dédiée aux "travaux
pratiques" en nanosciences et nanotechnologies, cette plateforme
pédagogique dispose d’équipements de tout premier
plan, notamment un microscope à force atomique (ci-dessus),
un microscope à effet tunnel et un profilomètre à
interférométrie optique. L’investissement financé
par l’université Joseph Fourier, l’INP Grenoble
et la Région Rhône-Alpes s’élève
à quelque 330.000 euros. Ouverte à toutes les formations,
cette plateforme accueillera chaque année plus de 200 étudiants.
Contact : sophie.cornu@inpg.fr |

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Agenda |
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IST Mobile & Wireless Communications Summit 2004
Ce 13eme sommet international organisé par la Commission
européenne fait le point sur les avancées technologiques
dans les télécoms. Du 27 au 30 juin à la Cité
Internationale de Lyon.
Informations : www.mobilesummit2004.org
Esson’04
La 1ereédition
de l’Ecole européenne des nanosciences et nanotechnologies
qui se tiendra à Grenoble du 22 août au 10 septembre
2004, concerne les étudiants de niveau doctorat, les chercheurs
post-doctoraux et les ingénieurs R&D. La formation académique
et pratique couvrira la fabrication, les principes et la caractérisation
des nano-objets. Point important : la moitié du programme
se déroulera dans les salles blanches du Cime et dans des
laboratoires grenoblois. Information : www.esonn.inpg.fr
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Migas’04 : Silicon on insulator
Abordant chaque année un sujet émergent de la microélectronique,
Migas a retenu en 2004 le thème : “Silicium sur isolant
: technologie et équipements”. 26 juin à Villard-de-Lans.
Information sur www.migas.inpg.fr
Forum Etudiants - Entreprises Minatec 2004
La seconde édition permettra la rencontre d’un millier
d’étudiants avec les entreprises et laboratoires de
recherche impliqués dans les micro et nanotechnologies. Grenoble
World Trade Center, 26 novembre 2004.
Organisation : Junior Conseil de l'INP Grenoble.
Contact : forumminatec2004@inpg.fr
- www.minatec.com/forum2004
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Directeurs
de publication : Paul Jacquet, Président de l’INP Grenoble,
Jean Therme, Directeur du CEA Grenoble.
Coordination : SGP. Comité de rédaction : CEA-Léti,
INP Grenoble, AEPI.
Photos : INP Grenoble, CEA, Artechnique, X, DR…
Pôle d’Innovation Minatec - 17, rue des Martyrs - 38054 Grenoble
Cedex 9
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