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EDITO
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L’international, une priorité partagée
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Recherche
:
une stratégie d’alliances européennes |
J-C
Guibert

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La
stratégie internationale du pôle d’innovation
Minatec s’est définie dans le contexte d’une
compétition liée à la mondialisation des
marchés et de l’accès à la connaissance.
Les actions menées jusqu’alors Indépendamment
par les deux partenaires du pôle sont progressivement
mises en commun pour proposer au meilleur niveau une offre de
collaboration à l’international labellisée
“Minatec”. |
P.
Ozil
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D’un côté, la politique internationale de l’INP
Grenoble est basée sur des actions rassemblant formation,
recherche et valorisation.
Centrées sur des cibles régionales clairement identifiées,
elles s’appuient sur des partenariats de qualité tel
le réseau européen Cluster créé en 1990
entre 11 universités technologiques renommées. L’INP
Grenoble, qui accueille chaque année un millier d’étudiants
étrangers, porte avec ses partenaires académiques
(CNRS et universités) plusieurs projets européens
de recherche. Enfin, avec le CEA-Léti, l’INP a lancé
une politique active de recrutement de scientifiques étrangers
(chercheurs, ingénieurs, post-doctorants, étudiants).
Parallèlement, l’action volontariste du Léti
a attiré des partenaires industriels internationaux, à
l’image de l’Alliance Crolles2 qui fédère
STMicroelectronics, Freescale (Motorola) et Philips. Fort de ses
résultats, le Léti s’est ainsi imposé
comme l’un des laboratoires clé dans les différentes
initiatives et projets européens, en particulier en microélectronique
et technologies de l’information, mais aussi en biotechnologies
dans le cadre du sixième PCRD.
Grâce au pôle Minatec, Grenoble, traditionnellement
à la pointe des percées technologiques, peut prétendre
désormais au statut de pôle d’excellence en nanotechnologies
dans un contexte de mondialisation exacerbée. De fait, peu
de villes offrent simultanément des compétences reconnues
au niveau international en formation, en recherche et en développement
industriel.
Pour être pérenne, la stratégie internationale
de Minatec se fonde sur des relations de confiance partagée
avec ses partenaires et s'appuie sur le soutien des instances européennes.
Une telle stratégie, inscrite sur le long terme, a permis
d’aboutir à l’opération “Minatec
Vietnam” basée sur des liens institutionnels tissés
durant plus de vingt ans par l’INP Grenoble avec les instituts
polytechniques vietnamiens. L’expérience internationale
acquise par le CEA-Léti et l’INP Grenoble les conduit
à démarrer aujourd’hui des actions conjointes
vers d’autres pays d’intérêt commun : le
Canada, la Chine, le Brésil, la Tunisie ou la Thaïlande
pourraient ainsi nouer de futurs partenariats à court ou
moyen terme.
Grenoble peut être fière du surnom de “Little
Big Town” que Time Magazine lui a décerné en
août 2004 pour sa place de capitale de la haute technologie
en Europe. Seuls le maintien et l’amplification de la synergie
des compétences réunies au sein de Minatec, dans le
cadre de partenariats internationaux structurés, lui permettront
de continuer à mériter cette dénomination qui
la caractérise si bien.
Jean-Charles Guibert,
Directeur de la valorisation du CEA,
Patrick Ozil, vice-président Relations
Internationales de l’INP Grenoble.
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Depuis le lancement du sixième PCRD, le CEA-Léti
et l’INP Grenoble ont été très actifs
dans le développement d’actions et de collaborations
en nanotechnologies et nanosciences. Des projets intégrant
la formation, la recherche et le développement ont été
proposés dans les nouveaux types d’activités
financées par l’Europe : projets intégrés
(PI), réseaux d’excellence (NoE) et projets de recherche
ciblés (Strep) ainsi que des projets dans les réseaux
de formation (Marie-Curie).
Signé
en juin 1999, l’accord de collaboration entre le CEA-Léti
et le Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (CSEM)
a été le précurseur d’une série
d’alliances avec d’autres grands instituts de recherche
européens dans le domaine des micro- et nanotechnologies.
Depuis la fin 2003, des accords similaires ont été
signés successivement en Allemagne avec l’Alliance
Microélectronique de l’Institut Fraunhofer (FhG-VµE),
en Irlande avec le National Microelectronics Research Centre (NMRC)
et enfin en Belgique avec l’Interuniversity Micro-Electronics
Center (IMEC). Tous ces accords prévoient des relations régulières,
des visites et échanges de personnels et des collaborations
de recherche dans des domaines bien délimités et différents
pour chaque partenaire.
D’ores et déjà, ces alliances se traduisent
par une présence très forte dans les PI (par exemple
: NanoCMOS – voir encadré ci-dessous – et MoreMoore)
menés en collaboration avec les grands industriels du secteur
microélectronique et les partenaires académiques du
site Minatec.

Les
partenariats bilatéraux de Minatec en Europe
Associer
recherches amont et aval : la force du site grenoblois
A travers les Réseaux d’excellence européens,
la communauté scientifique grenobloise, s’appuyant
sur un partenariat très fort entre l’INP Grenoble,
l’UJF et le CNRS, marque aujourd’hui l’importance
de la recherche amont dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies.
Le CEA-Léti est un partenaire naturel de ces projets : la
force du site grenoblois est, en effet, de savoir associer dans
ces domaines des compétences qui vont de la physique aux
matériaux, des composants jusqu’aux dispositifs.
Dans le domaine de la micro- et nanoélectronique, l’IMEP
coordonne le réseau Sinano (pour Silicon-based Nanodevices,
cf encadré ci-dessous), dédié aux composants
électroniques du futur ; ce projet associe les compétences
nécessaires pour relever les défis relatifs à
la réalisation de nano-dispositifs innovants.
Dans le domaine des matériaux multifonctionnels avancés,
le LMGP est un acteur majeur du réseau d’excellence
FAME (Functional Advanced Materials and Engineering of hydrides
and ceramics). Ce réseau se propose d’impulser de nouvelles
connaissances dans les domaines émergents des nano-matériaux
intelligents qui s’inspirent beaucoup de la nature et du monde
du vivant. Il cible la conception de nouveaux dispositifs et procédés
concernant des domaines aussi variés que la micro- et nanoélectronique,
les télécommunications, la santé et l’environnement.
La formation de doctorants (dans des centres de formation d’excellence
comme par exemple Edith), la recherche de base et les échanges
de chercheurs européens feront naître à travers
ces réseaux une pépinière de compétences
complémentaires et coordonnées. Leur mission sera
de mieux comprendre et maîtriser les dispositifs du futur
ou les phénomènes physico-chimiques et biologiques
complexes, utiles à la maîtrise des matériaux
multifonctionnels et éco-efficaces.
Préparer
l’avenir de l’espace européen de la recherche.
Deux grands projets récemment acceptés par la Commission
européenne illustrent encore mieux ces coopérations
nouvelles. L’un, STAR, soutient la création d’une
infrastructure coordonnée de recherche en nanoélectronique
300 mm sur les sites de Minatec, Dresde et Louvain et son ouverture
à la communauté scientifique européenne. L’autre,
MNT-Europe, vise à intégrer les infrastructures en
microtechnologies des cinq instituts cités plus haut pour
les rendre compatibles entre elles et complémentaires. Ces
deux projets sont soutenus par le concept de “Flying Wafer”,
objet d’un projet Strep.
Par ailleurs, un certain nombre d’idées nouvelles comme
les plates-formes technologiques (ETP) proposées par la Commission
préparent l’avenir de l’espace européen
de la recherche. Le CEA-Léti, l’INP Grenoble et quelques-uns
de ses partenaires s’impliquent étroitement dans les
ETP consacrés à la nanoélectronique et aux
systèmes embarqués. Après “Grenoble Universités”
récemment labellisé “Site d’accueil Marie
Curie”, le Léti propose également à l’Europe
un nouveau concept : la “MMNT Marie Curie House” qui
accueillerait sur le site Minatec des chercheurs européens
financés par le programme Marie-Curie de la Commission. Pour
chaque chercheur ainsi accueilli, le Léti détacherait
un de ses chercheurs sur un autre site européen.
François Weiss, vice-président
Recherche à l’INP Grenoble,
Christian Cochet, responsable des Relations Européennes
au CEA-Léti

La coopération
entre le CSEM et le Léti, animée sur le terrain
par Jean-Pierre Dan et Bernard Béchevet (ci-dessus)
a, entre autres, abouti à la production de filtres
RF (ci-contre).
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Filtres
RF |
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Sinano
et NanoCMOS : une coopération européenne sans précédent

Le réseau d’excellence européen Sinano
(http://www.sinano.org)
va permettre à la France et à l’Europe de jouer
un rôle leader dans le domaine de la nanoélectronique
du futur. Il concerne les dispositifs micro- et nanoélectronique
silicium (composants CMOS ultimes – SOI, Si contraint, SiGe,
GOI – multigrilles et nanostructures post-CMOS – dispositifs
monoélectroniques et quantiques). 41 partenaires de 16 pays
européens, représentant les principaux acteurs universitaires
et industriels de ce secteur, vont travailler ensemble durant trois
ans. Il s’agit d’une collaboration sans précédent
en Europe dans ce domaine. Sinano intègre en particulier
les principales capacités scientifiques et plates-formes
de technologie et de caractérisation existant dans les universités
et les centres de recherche européens. Basé sur des
objectifs pluridisciplinaires à long terme qui pourraient
conduire à une révolution dans les technologies électroniques,
Sinano vise une intégration des composants CMOS et des dispositifs
émergents post-CMOS pour la logique et les mémoires
à l’échelle nanométrique. Ces recher-ches
permettront notamment une augmentation substantielle des performances
et de l’intégration des circuits dans les domaines
des sciences et technologies de l’information et de la communication.
Elles sont au cœur des applications futures pour les microprocesseurs,
les téléphones mobiles et les ordinateurs portables
de demain.
NanoCMOS, qui bénéficiera à
terme d’un budget de 100 M$, vise à faire passer l’Europe
de la microélectronique au 32 nm et en deçà.
“Projet intégré” (PI) de la Commission
européenne, NanoCMOS se concentre sur les activités
nécessaires au développement de procédés
nouveaux de fabrication CMOS avancés en 45 nm, 32 nm, voire
moins, excluant la lithographie.
“A eux deux, Sinano et NanoCMOS couvrent l’ensemble
du domaine de la microélectronique sur silicium, de l’ordre
de 45 nm jusqu’à ce que la plupart des experts considèrent
comme la limite inférieure du CMOS” souligne Guillermo
Bomchil, de STMicroelectronics et responsable du projet NanoCMOS. |

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| Formations
internationales en micro- et nanotechnologies : Grenoble innove |
| La
dimension internationale, depuis longtemps au cœur des préoccupations
de l’INP Grenoble, est partie intégrante des formations
en micro et nanotechnologies.
Lancement
du premier diplôme conjoint d’ingénieur en Europe
En accueillant chaque année plus de 1 000 étudiants
étrangers dans les formations ingénieurs, dans les
masters ou en thèse, l’INP Grenoble développe
une véritable politique internationale. Dans le cadre du
projet Minatec, cette collaboration avec d’autres universités
européennes se renforce. Aussi l’INP Grenoble, l’Ecole
Polytechnique Fédérale de Lausanne et le Politecnico
di Torino ont-ils ouvert en septembre 2004 le premier diplôme
conjoint d'ingénieur en nanotechnologies (www.nanotech.inpg.fr).
Les étudiants accueillis dans ce master vont suivre pendant
deux ans une formation, dispensée en anglais, dans les trois
pays (France, Suisse et Italie) pour obtenir un “Master’s
Degree in Micro and Nanotechnologies for Integrated Systems”,
diplôme commun entre les trois universités et reconnu
comme un diplôme d’ingénieur. C’est la
première fois en Europe qu’un diplôme de cette
nature est mis en place. A la rentrée 2005, dans la foulée
de cette initiative, l’INP Grenoble a le projet d’ouvrir
avec le Politecnico di Torino un second “European Master”
sur les technologies de l’information.
Nanotechnologies
: trois écoles d’été pour trois publics
différents
Sur le thème des micro- et nanotechnologies, les écoles
d’été se multiplient à Grenoble :
MIGAS, école d’été
organisée par l’’IMEP depuis 1997, s’intéresse
à des sujets de pointe autour des micro et nanotechnologies.
Une cinquantaine de chercheurs et industriels participe chaque année
à cette manifestation qui est devenue une référence
internationale dans son domaine. La prochaine session organisée
à Autrans en 2005, sur le plateau du Vercors, aura pour thème
: “Caractérisations physiques et électriques
de matériaux et composants pour la nanoélectronique
silicium”.
ESONN, école européenne des nanosciences
et des nanotechnologies, a vu le jour avec succès cette année
dans le cadre de Minatec. Elle s’appuie sur les compétences
du CEA, de l’INP Grenoble et de l’UJF (lire ci-dessous).
Les étudiants s’intéressent
également aux nanotechnologies: l’école d’été
européenne BEST (Board of european students of technology)
organisée à Grenoble par les étudiants de l’INP
Grenoble avait pour thème en 2004 les micro- et nanotechnologies.
EWME
: un colloque international né à Grenoble
Dans le domaine des micro- et nanotechnologies où les métiers
évoluent très vite, une réflexion doit être
menée en permanence sur la formation, ses contenus et les
compétences acquises. Métiers de demain, nouvelles
filières, pratiques pédagogiques, le colloque EWME
(European Workshop on Microelectronics Education) réunit
tous les deux ans des universitaires et des industriels du monde
entier pour échanger sur ces thèmes. L’INP Grenoble
est à l’origine de cette manifestation d’envergure
internationale, associée depuis son origine en 1996 à
la conférence américaine MSE (Microelectronics Systems
Education). Internationalisation des cursus de pointe, veille sur
les métiers en émergence et développement de
plateformes de pointe ; il devient indispensable, dans le contexte
du pôle Minatec, de disposer d’outils performants pour
développer les filières en micro- et nanotechnologies.
L’INP Grenoble reste très étroitement associé
à l’organisation des colloques EWME et MSE, lieux d’échanges,
de propositions et d’innovation pour les formations dans ce
domaine.
Nadine
Guillemot, vice-présidente Conseil des
Etudes et de la Vie Universitaire de l’INP Grenoble
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Vietnam
: le Léti et l’INP Grenoble jouent la carte de l’avenir
Les
actions au Vietnam dans le domaine des micro- et nanotechnologies
se sont concrétisées en avril 2004 par un double accord
de partenariat pour la formation des chercheurs et la recherche
sur les technologies avancées.
Si ces actions
résultent de la volonté commune des partenaires de
Minatec, le CEA-Léti et l’INP Grenoble, de répondre
aux souhaits pressants de leurs partenaires vietnamiens, elles marquent
aussi leur ambition de s’investir fortement sur la zone économique
de l’Asie du Sud-Est en général – et du
Vietnam en particulier – en très forte croissance et
porteuse d’énormes potentialités.
Qui
sont les partenaires vietnamiens ?
Principalement les deux universités nationales du Vietnam
(UNVN) de Hanoï et de Hô-Chi-Minh Ville, ainsi que le
Comité Populaire de la ville de Hô-Chi-Minh et son
parc technologique SHTP (Saigon HiTech Park).
Quelles
sont ces actions ?
Elles se présentent d’ores et déjà selon
deux axes :

le premier porte sur la formation des chercheurs vietnamiens dans
les laboratoires de l'INP Grenoble et du CEA-Léti. La convention
signée avec l'INP Grenoble a pour objectif de renforcer le
flux de thèses dont la direction scientifique est effectuée
en co-tutelle dans les domaines des micro-nanotechnologies, des
télécommunications, de l'informatique, de l'énergie
et des matériaux. La convention signée avec le Léti
concerne la formation de chercheurs, ingénieurs et techniciens
vietnamiens dans le domaine des nanotechnologies. Des séminaires
en nanophysique, nanomagnétisme et micro-bio systèmes
déjà dispensés en 2003 et 2004 se poursuivront
en 2005.

le second axe concerne le développement de projets de recherche
communs et le soutien technique dans le domaine des nanotechnologies.
Le Léti va apporter son support à la mise en place
d'un laboratoire de micro-nanotechnologies à Hô-Chi-Minh
Ville.
Ces deux conventions ont été signées par P.
Ozil qui représentait le président de l’INP
Grenoble P. Jacquet, J. Therme directeur du CEA Grenoble, Nguyen
Tan Phat, président de l’UNVN Hô-Chi-Minh Ville,
et Pham Chanh Truc, président du SHTP, en présence
notamment de R. Fougéres, vice-président à
l'enseignement supérieur et à la recherche à
la Région Rhône-Alpes, de G. Fioraso, adjointe au développement
économique à la Ville de Grenoble et présidente
de la SEM Minatec, et de J. Caune, vice-président à
l’enseignement supérieur à la Métro.
Michel Dang
Les participants à la signature de
l’accord de partenariat d’avril 2004.
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ESONN’04
: pluridisciplinarité et... travaux pratiques

Pour sa première édition qui s’est tenue à
Grenoble du 22 août au 10 septembre 2004, l’Ecole européenne
des nanosciences et nanotechnologies, ESONN’04, a accueilli
42 participants de 20 nationalités différentes. Organisée
par les universités scientifiques grenobloises et les organismes
de recherche, ESONN’04 comportait deux sessions parallèles
en physique et biologie.
Cette formation de trois semaines, destinée aux étudiants
de doctorat, chercheurs post-doctoraux, jeunes chercheurs et ingénieurs
en R & D, sera proposée chaque année. Ses deux points
forts en sont la pluridisciplinarité (physique, chimie, biologie)
et, surtout, la part importante des travaux pratiques. ESONN’04
proposait des cours sur les principes de base du nanomonde, des travaux
pratiques dans les salles blanches du CIME et dans divers laboratoires
de recherche grenoblois avec l’utilisation d’équipements
de pointe et, enfin, des séminaires en soirée. La motivation
exceptionnelle des étudiants d’ESONN’04 laisse
présager un avenir serein quant aux futures sessions (la prochaine
en 2005 est prévue du 21 août au 9 septembre) !
Contacts : C. Dubourdieu
et B. Fourcade |

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| Environnement
Minatec |
Actualité
Minatec |
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UP SGI investit
UP SGI Ultra Propreté, filiale du leader français
des traitements de surface de haute technologie, spécialisé
dans le recyclage et le reconditionnement d’équipements
utilisés par les fabricants de semi-conducteurs, a investi
1,5 M€ sur son nouveau site de Seyssinet (1 200 m2 dont 100
m2 de salles blanches) qui compte plus de 10 salariés (une
trentaine est prévue dans les trois ans). Son implantation
en région grenobloise va lui permettre d’accompagner
ses clients dans la miniaturisation de leurs produits et la photostabilisation.
edXact, vérificateur de circuits intégrés
La société d’édition de logiciels edXact
vient de s’implanter à Voreppe. Positionnée
sur un marché de niche, celui de la vérification physique
des circuits intégrés, edXact prévoit de clôturer
son premier exercice avec un chiffre d’affaires de 100 K€
(700K€ en 2005). Si l’Europe – avec en particulier
Atmel, STMicroelectronics, Philips, Infineon, AMS ou les filiales
de Toshiba et Motorola – représente 30 % du marché
potentiel d’edXact, les USA assurent, avec 50 %, la plus grosse
part de ce marché et l’Asie constitue les 20 % restants.
Disposant d’un portefeuille clients d’environ 60 fabricants
de circuits intégrés, edXact souhaite conforter son
positionnement en Europe avant d’envisager, début 2006,
d’ouvrir un bureau de vente aux USA et de trouver un distributeur
pour l’Asie.
Soitec lance un silicium contraint sans germanium
Leader mondial du SOI (silicium sur isolant), technologie clé
dans la fabrication des semi-conducteurs, Soitec, implanté
à Bernin, annonce la mise au point d’un silicium contraint
sur isolant (sSOI) sans germanium. Plus facile à utiliser
par les industriels, ce matériau, adapté à
l’architecture actuelle des microprocesseurs, permet une augmentation
de la vitesse des électrons de 80 % et favorise donc une
augmentation très sensible des performances sans aucun changement
dans les procédés de fabrication. Fondée sur
le procédé Smart Cut du CEA-Léti, cette technologie
a été étudiée en partenariat avec l’équipementier
ASM International. Le passage en production est prévu au
deuxième semestre de 2005.
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Pose de la première pierre de Minatec
C’est fait ! le 27 septembre dernier, André Vallini,
président du conseil général de l’Isère,
Alain Bugat, administrateur général du CEA, Jean Therme,
directeur du CEA Grenoble, et Paul Jacquet, président de
l’Institut national polytechnique (INP) de Grenoble ont posé
la première pierre du pôle Minatec en présence
de nombreuses personnalités.
Pour Alain Bugat, Minatec est un “projet phare”, conforme
aux stratégies française et européenne et à
celle du CEA. “Cette stratégie se prolonge dans une
vision de l’avenir, plus large, fondée sur le rapprochement
des technologies de la miniaturisation, de la biologie, de l’informatique
et des sciences de la connaissance. Le CEA entend bien être
au cœur de cette convergence qui profitera en particulier à
la santé, à l’environnement et aux loisirs.”
Pour André Vallini, l’effet d’entraînement
induit par Minatec ne se limitera pas à la seule ville de
Grenoble : “Minatec doit être aussi un état d’esprit,
celui qui permettra la diffusion, dans toute notre région,
des technologies nouvelles en direction des industries traditionnelles.”
Paul Jacquet a fait remarquer que Minatec, qui bénéficie
du soutien de l’Etat et des collectivités locales,
est un parfait exemple du concept de “pôle de compétitivité”
que le gouvernement propose de soutenir dans la loi de finances
2005, comme modèle possible de développement. “Les
trois éléments clés du succès de la
constitution de ce pôle, a-t-il expliqué, sont la réactivité,
la synergie et la qualité partenariale.”

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Formation
continue en micro- et nanotechnologies : toute l’offre sur
www.minatec.com
Minatec a donné un nouvel essor aux formations en micro et
nanotechnologies tant à l'INP Grenoble qu’au CEA Grenoble.
A coté des formations diplômantes, de nombreux stages,
inter- ou intra-entreprises, sont d’ores et déjà
programmés pour l’année 2005 à la fois
par le Département formation continue de l’INP Grenoble
et par l'INSTN, organisme de formation du CEA.
D’une durée de un à huit jours, ces formations
marient référence au meilleur de l’état
de l’art actuel et sessions pratiques notamment par le recours
aux installations du CIME (Centre interuniversitaire de microélectronique),
du CEA-Leti et des laboratoires de recherche grenoblois. L’offre
est large et vise une population allant de l’opérateur
de production au chercheur. Toutes les informations disponibles
sur le site www.minatec.com/minatec/formation.htm
Il est également possible de contacter directement :
D. Pellegrino (didier.pellegrino@inpg.fr),
C. Tardif (chantal.tardif@cea.fr).
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Directeurs
de publication : Paul Jacquet, Président de l’INP Grenoble,
Jean Therme, Directeur du CEA Grenoble.
Coordination : SGP. Comité de rédaction : CEA-Léti,
INP Grenoble, AEPI.
Photos : INP Grenoble, CEA, Pattou, DR.
Pôle d’Innovation Minatec - 17, rue des Martyrs - 38054 Grenoble
Cedex 9
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